Zones de santé : chasse aux fictifs !

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Le ministre de la Santé Publique a décidé d’ouvrir un « front spécial », à savoir celui de la chasse aux fictifs, à Kinshasa comme en provinces. Car, selon des nouvelles en circulation au niveau de son ministère, celui-ci serait le vivier des milliers de médecins, infirmières et infirmiers, cadres et agents administratifs « fantômes », qui ne prestent nulle part mais dont les enveloppes sont libérées, chaque mois, au profits des réseaux maffieux.

         Ainsi, un contrôle progressif d’effectifs est lancé depuis un certain temps, pour savoir de quoi il retourne réellement. A en croire les éléments de premières investigations, des milliers de fonctionnaires fictifs présents sur les fichiers du ministère de la Santé, ont déjà été élagués.

         On laisse entendre que les pilleurs des fonds publics ont réussi à faire agréer et mécaniser des zones entières de santé inexistantes sur le terrain, avec un personnel tout aussi fictif, à Kinshasa comme en provinces. La bataille du démantèlement de ces réseaux maffieux s’avère laborieuse, tant ils jouissent des complicités au sein de l’administration du ministère de la Santé, comme ceux de la Fonction publique, du Budget et des Finances.

         C’est, indique-t-on, une véritable « guerre » que vient de déclencher le cabinet du ministre de la Santé contre tous ceux qui se retrouvaient dans ce délit d’initiés. La grande question de l’heure est de savoir s’il va bénéficier de la collaboration sincère des cadres qui voient s’envoler des millions de billets de francs congolais qui atterrissaient, mensuellement, dans leurs poches.

         D’aucuns pensent que sa descente personnelle sur le terrain, en compagnie des équipes de contrôle, serait une précaution déterminante pour décourager des arrangements entre ces authentiques « associations de malfaiteurs » qui ne disent pas leurs noms. Il lui faudra abattre un travail de fourmi pour démasquer tous ceux qui empêchent le gouvernement de réduire les postes de dépenses qui émaillent du budget national des rémunérations.

                                                                                                            Kimp

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