Vodacom l’accuse d’avoir détourné 24.000 Usd… il invoque un licenciement sans préavis

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justice6La société de télécommunications Vodacom Congo et sa directrice a.i. des Ressources Humaines, Léonie Masukama, sont attraits en justice par un ex-agent nommé Bosidje Ignace au motif qu’ils auraient commis des infractions de faux en écriture et usage de faux à son préjudice.  Selon ses avocats, leur client aurait été licencié abusivement. Son contrat de travail aurait été résilié sans préavis. Dans la lettre de fin de services, son employeur, par le biais de sa directrice des Ressources Humaines, aurait mentionné « licenciement avec préavis », alors que dans le calcul de son décompte final, l’employeur n’en aurait pas fait mention.

A les en croire, la firme Vodacom voulait profiter gratuitement de la somme de près de 24.000 dollars au préjudice de leur client, Ignace Bosidje. Pour les préjudices subis, ils réclament 5.000 dollars américains à titre de décompte final tel que calculé par l’inspecteur de travail. Le faux en écriture, selon eux, consiste en ce que dans la lettre de fin de services, l’employeur aurait fait état du préavis alors que dans le calcul du décompte final, il n’en aurait pas tenu compte.

En réplique, les avocats de Vodacom Congo et de sa directrice des Ressources Humaines ont demandé au tribunal de confirmer l’œuvre du premier juge car elle ne viole en rien la loi. Ils ont martelé que leur cliente avait licencié son ex-agent pour faute lourde liée à son comportement. Ils ont rappelé qu’il y avait eu une enquête menée par une commission disciplinaire. C’est à la suite de ce travail d’investigation qu’il avait été constaté que Ignace Bosidje avait détourné de l’argent pour ses propres fins. Par conséquent, il n’avait pas droit à un préavis.

C’est plutôt lui qui doit de l’argent à Vodacom, à savoir la somme de 24000 dollars qu’il avait détournée. Selon eux, le premier juge avait bien dit le droit. Ce détournement avait été commis à Inongo, dans la nouvelle province de Maindombe, son lieu de mutation.

            Pour ce faire, le décompte final ne pouvait pas être calculé avec préavis, d’autant plus qu’il avait été licencié pour faute lourde. Si cette mention était reprise, c’est parce qu’il y avait eu une erreur matérielle dans le chef de la personne qui avait saisi la lettre. En somme, il n’y avait pas altération de la vérité, ni un faux en écriture ou usage de faux parce qu’il n’ya jamais eu intention nuisible dans le chef de la personne qui avait établi la lettre de fin des services.

            Appelé à donner son avis, le ministère public a demandé au tribunal de rejeter la présente action et de confirmer l’œuvre du premier juge dans toutes ses dispositions, au motif qu’il y a prescription des faits mis à charge de Vodacom Congo et de son préposé.

Murka

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