Vital Kamerhe s’appuie sur le modèle brésilien pour la reconstruction du pays

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«Je te souhaite bonne fin et bonnes mains et que tous ceux qui t’auront lu t’assurent ta diffusion d’ici jusqu’aux frontières les plus lointaines » : tels sont les mots prononcés par le président du Sénat, Léon KENGO Wa Dondo lors du vernissage de l’ouvrage écrit par Vital KAMERHE. Une cérémonie haute en couleurs et en symboles qui s’est déroulée hier jeudi 02 juin 2011 dans le Salon Bleu d’un restaurant situé sur l’avenue Mutombo Katshi, à Gombe. Où il y a eu du beau monde provenant de toutes les sensibilités politiques du pays, dont Azarias RUBERWA, président national du Rassemblement Congolais pour la Démocratie, Thomas LUHAKA secrétaire général du MLC, Fidèle BABALA, directeur de cabinet de Jean-Pierre BEMBA, Félix VUNDUAWE Te Pemako, pressenti secrétaire général de l’Union des Forces du Changement, Jeannot MWENZE Kongolo, président des Patriotes Kabilistes, Franck DIONGO, président national du MRLP et plusieurs membres du parlement et de l’assemblée provinciale, des représentants des confessions religieuses et des entreprises commerciales privées ainsi que des chefs coutumiers particulièrement venus du Sud et Nord Kivu. Il y a lieu de signaler la présence fort applaudie de l’Ambassadeur du Brésil venu expressément vivre la sortie officielle de ce livre qui relate des points communs entre son pays et la RDC dans plusieurs domaines de la vie, en vantant les réalisations historiques de l’ancien président LULA Da Silva pendant ses deux mandats de huit ans à la tête de ce géant de l’Amérique Latine.  

A la tribune, juste à côté du modérateur, Paul DIAKESE, trois sommités universitaires chargées de présenter ce livre intitulé « les fondements de la politique transatlantique de la République Démocratique du Congo, la RDC, terre d’espoir pour l’humanité ». Le professeur Bernard REMICHE de l’Université Catholique de Louvain et représentant de l’Editeur a lu la préface écrite par M. Michel ROCARD, ancien Premier ministre français. Il ya ensuite le professeur Grégoire BAKANDEJA qui a rédigé l’avant-propos et enfin le professeur KAMBAYI Bwatshia qui a eu l’honneur le tout premier de lire cet ouvrage et en a fait une économie pour l’assistance venue nombreuse.

Disposant des atouts immenses, inégalés et variés et surtout des ressources humaines évaluées à ce jour à près de 70 millions des personnes, la RDC reste la terre d’espoir pour l’humanité. Au cœur du continent africain, la renaissance du Congo de Patrice LUMUMBA, dans le contexte de la mondialisation économique constitue un défi incroyable qui attend ses dirigeants pour lui faire jouer le rôle que feu Franz FANON considérait comme celui de la gâchette du revolver Afrique. En jouant ce rôle, la RDC peut assurer la croissance et la prospérité du continent et surtout d’elle-même en mettant en place une politique pensée et réfléchie basée sur la diversification des échanges dans tous les domaines de la vie courante avec le monde entier. Ce qui réduira à coup sûr la pauvreté et la misère qui demeurent les sources des convoitises engendrant ainsi les conflits armés.

Pourquoi ce pays béni des dieux ne décolle-t-il pas ? Et pourtant, le Brésil qui dispose des mêmes atouts, a effectué un bond spectaculaire en huit ans de mandat d’Ignacio LULA da Silva. Si le Brésil dispose du premier fleuve qui est l’Amazonie, de la première forêt et d’une grande réserve des terres arables, d’un scandale géologique, voilà des atouts dont regorge la RDC comme par exemple le potentiel hydroélectrique du seul site d’Inga estimé à 44.000 Mégawatts sur les 100.000 de tous les cours d’eau pouvant fournir de l’énergie électrique à toute l’Afrique et aux pays de la Méditerranée. Le Congo renferme plus de 110 substances minérales dont certaines sont des produits rarissimes. Pourquoi le pays importe du poisson alors que dans ses propres cours d’eau les poissons meurent de vieillesse ?

Pour Vital KAMERHE, la RDC peut relever ces défis, à condition que l’on instaure une meilleure organisation économique, l’affermissement d’un Etat de  droit qui passe par l’amélioration de la qualité de la gouvernance publique, l’intériorisation de la culture des résultats en matière de gestion, la lutte contre la corruption et l’application des sanctions à l’endroit des gestionnaires véreux et autres prévaricateurs qui alimentent les conflits.

                                                                                                                                      

F.M.     
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