Violences xénophobes : l’ambassadeur sud-africain s’explique

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Suite aux violences xénophobes enregistrées à Durban, Johannesburg et dans d’autres villes en Afrique du Sud, Joseph Ntsiki – Mashimbye, ambassadeur de la République sud-africaine accrédité en République Démocratique du Congo, a animé une conférence de presse le vendredi 17 avril 2015, en sa résidence, pour fixer l’opinion congolaise sur ce qui s’était passé réellement.

 Au cours de ces échanges, le chef de la mission diplomatique sud-africaine  a renseigné que les troubles qui se sont produits dans son pays étaient le fait d’éléments incontrôlés.

Le représentant de la RSA en RDC a indiqué que le gouvernement sud-africain a le devoir et l’obligation d’assurer la sécurité des étrangers vivant sur son sol. Le conflit qui existe entre les Sud-Africains et les étrangers n’est que socio-économique.

Il a fait savoir que la majorité d’hommes d’affaires sud-africains préfèrent embaucher des expatriés parce qu’ils sont moins exigeants que les autochtones. Ayant un seuil de salaires, les Sud-Africains n’acceptent pas n’importe quelle  rémunération, surtout qu’ils sont affiliés dans différents syndicats qui défendent leurs intérêts.

L’ambassadeur sud-africain  a souligné que les Congolais sont généralement très courageux et travailleurs, raison pour laquelle ils sont embauchés facilement, principalement  dans les sociétés de gardiennage.

Quant au bilan des violences, l’orateur a indiqué que son gouvernement  est en train de mener des enquêtes et les résultats seront bientôt connus. Il a également indiqué que parmi les victimes figurent  des Sud-Africains.

Concernant les trois Congolais victimes de ces événements comme l’avait annoncé   l’ambassadeur de la RDC accrédité en RSA,  Joseph Ntsiki a rassuré  l’assistance que les services de sécurité sud-africains vont donner le nombre exact des victimes après l’enquête.

Par ailleurs, Joseph Ntsiki a estimé qu’un autre élément qui serait à la base de ces genres de comportements n’est autre que  l’échec idéologique    « auto-hais sèment : vous vous détester vous-mêmes ».

Selon lui, ce comportement a des origines coloniales, qui ont polluée le système interne. En plus, explique-t-il, la plupart  des Sud-Africains n’avaient pas l’occasion de voir leurs frères noirs vivant dans d’autres pays. C’est à peine qu’ils ont commencé à admettre le mixage avec leurs frères africains.

            Quant aux mécanismes d’arrêt de cette épopée, Joseph Ntsiki a déclaré que les instances sud-africaines chargées de protéger et de sécuriser les populations locales comme étrangères ainsi que leurs biens sont à pied d’œuvre pour prendre des dispositions nécessaires afin d’éradiquer ce fléau de son pays.

      Se référant aux événements antérieurs de même nature, l’ambassadeur a martelé que ça ne sert à rien de lier cet événement à ceux vécus dans le passé, puisque ceux-là étaient le fruit de la criminalité.

Dans sa conclusion, il a annoncé que les relations entre la RDC et la RSA sont aux beau fixe et elles les demeureront.

                Dorcas NSOMUE

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