Violation des instructions du Chef de l’Etat : mise en place pirate aux Mines

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C’est la grande agitation au sein des services spécialisés du ministère des Mines, et singulièrement au CEEC (Centre National d’Expertise, d’Evaluation et de Certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses). Ici, on crie au scandale après la sortie d’un arrêté ministériel daté du 24 janvier 2019, lequel porte nomination d’un nouveau Directeur général de ce service public, en l’occurrence Alexis Mikandji Penge, qui est appelé aussi à présider le Conseil d’Administration. Pour conférer un caractère véridique à sa décision, le ministre Kabwelulu s’est appuyé sur une ordonnance présidentielle datée du 27 décembre 2018 portant nomination des membres du Conseil d’Administration du CEEC.

Mais, dans les milieux des cadres et agents de ce service, on laisse entendre que ladite ordonnance serait un « faux » et que les arrêtés du ministre des Mines, signés le 24 janvier 2019, seraient antidatés.  A propos de l’Ordonnance sus évoquée, c’est Rubota Masumbuko qui est nommé PCA et non Mikandji.

L’on s’étonne, que le ministre des Mines se soit permis d’opérer une nouvelle mise en place au CEEC le jour même où toute la République était focalisée sur l’investiture du nouveau Président de la République. Pourquoi s’est-il précipité à signer un tel acte alors que la passation de pouvoirs entre le Chef de l’Etat sortant et entrant était déjà annoncée ?

            A en croire de nombreux cadres et agents du Centre National d’Expertise et de Certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses, le ministre Kabwelulu a fait une fuite en avant pour contourner les instructions du nouveau Président de la République suspendant, à compter du 25 janvier 2019, tout recrutement, toute mise en place et toute sortie des fonds publics non liées aux charges du personnel.

            Ils en appellent à la vigilance du Directeur de cabinet du Chef de l’Etat pour se saisir du cas du ministre des Mines et annuler la mise en place pirate qui vient de toucher le CEEC. Selon des indiscrétions parvenues au Phare, le ministre des Mines ne serait pas le seul à avoir antidaté des actes de nomination et mises place de cadres et agents de l’Etat. Plusieurs membres du gouvernement auraient choisi le même modus operandi pour « caser » leurs protégés avant que le nouveau pouvoir ne fasse l’état des lieux au niveau de l’Administration publique ainsi que des entreprises, établissements et services publics.

            Parmi les dossiers brûlants de l’heure, on signale la mise en place de nouveaux Secrétaires Généraux de l’Administration publique, dont l’ordonnance de nomination est intervenue le 27 décembre 2018. On apprend que le ministre sortant de la Fonction Publique aurait intimé l’ordre aux Secrétaires généraux en place de procéder, dans le courant de cette semaine, aux formalités de remise-reprise avec leurs successeurs. Le défi de la lutte contre les antivaleurs ne va pas être facile à relever par le nouveau Chef de l’Etat et son équipe car des actes antidatés des sorties de fonds publics seraient également présents au placard.

 Dom

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