Ville de Kinshasa : les Kinois dans le piège de la négligence des mesures barrières

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La troisième vague de la Covid-19 frappe de plein fouet la Ville-Province de Kinshasa. Actuellement, les Centres de traitement contre la Covid-19 (CTCO) sont saturés et il est devenu difficile  d’accepter de nouveaux cas Covid dans les différents hôpitaux. Les Kinois sont surpris par cette évolution de la situation, eux qui pensaient que la décroissance des cas jusque-là constatée, annonçait la in prochaine de la pandémie. 

            Cette négligence s’est constatée notamment par l’organisation des deuils à travers la cité au mépris de toutes les mesures barrières. Des veillées mortuaires tenues toute une nuit autour d’un cercueil vide, surmonté d’un portrait ‘grandeur nature’ du défunt. Des invités tournent alors tout autour jusqu’au matin, sans masques et au mépris de tout autre geste barrière ; convaincus qu’ils étaient d’être en sécurité et que la pandémie n’existait plus. Le matin, à la levée du corps, ce sont des scènes sans contrôle d’épanchement d’émotions, des embrassades, des pleurs et la promiscuité dans les moyens de transport qui se succèdent. L’objectif étant le même : prouver à l’entourage l’affection qu’on avait pour le disparu ou alors, témoigner qu’on a assez dépensé en énergie et en numéraire pour le défunt.

            Les églises constituent ou sont devenues actuellement des endroits favorables pour la transmission à grande échelle de la Covid-19. Contrairement aux recommandations officielles, les prêtres et pasteurs ne respectent pas les mesures barrières édictées pour protéger la population. Pour eux, une seule chose compte : les gains, offrandes et diverses cotisations faits à l’occasion de chaque culte, messe ou autres cérémonies religieuses. Pour maximiser leurs recettes, des cérémonies sont multipliées à volonté. Durant ces manifestations religieuses, des chrétiens, adeptes ou autres croyants ne semblent se remettre qu’à la seule miséricorde divine. Pendant les prières, chants, danses et salutations, aucune précaution n’est prise par les célébrants. Tout est organisé dans la négation la plus totale de la Covid, faisant de ces entités religieuses des sites de prédilection pour la transmission de ce virus.

Une coercition nécessaire pour tous les Kinois

            Devant ce laisser-aller, une conscientisation collective s’impose de la part de l’autorité publique. Le résultat de l’inspection organisée pendant le week-end par le Général Kasongo à travers les communes de la capitale est assez éloquent et instructif sur le comportement des Kinois. Bravant le couvre-feu, plusieurs personnes ont été surprises à des heures indues en train de se distraire, fêter et danser à la Gombe, Kitambo, Bandalungwa, Lemba, Kalamu, etc. Elles ont été conduites aux divers commissariats où elles ont passé le reste de la nuit.        

            En outre, d’aucuns préconisent le renforcement des mesures d’encadrement parmi lesquelles le durcissement du couvre-feu plus tôt et l’interdiction de rassemblement dans les églises et d’autres cérémonies dangereuses pour la population.

SAKAZ

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