VIH/Sida et Droits humains : les activistes en Table Ronde

0
46

La villa Michael, siège de l’ONG internationale Osisa, sur avenue Lubefu à Gombe, a servi de cadre à une Table ronde sur l’approche des droits humains dans la lutte contre le VIH/sida en RDC, le mercredi 3 novembre . A cette occasion, 22 organisations nationales représentant toutes les provinces du pays ont pris activement part à cette session. Parmi elles, « Action communautaire sida », « Avenir meilleur pour les orphelins », « Association pour la protection et la promotion de la vie », « Si Jeunesse savait », « Association de solidarité et de vie constructive des PVV », « RACOJ/RNAOC », « Avocat Ruban Rouge » etc. 

            Ces activistes ont, à la suite d’une enquête récemment réalisée, relevé, tour à tour au cours de cette session, quelques défis et attentes auxquels ils seront confrontés dans les jours à venir dans leur combat. 

Il s’agit, entre autres, de l’accès au traitement ; l’intégration des besoins spécifiques  des homosexuels ; la promotion des actions communautaires ; l’intégration des Personnes vivant avec les VIH(Sida) dans les communautés ; la vulgarisation de loi sur les PVV ; la révision des lois punitives des PVV ; le faible accès aux ressources ; la proposition de Loi sur les pratiques contre nature etc.

             D’autres sujets liés au plaidoyer et l’accès aux financements ont été développés au cours de cette session, particulièrement sur fond de l’expérience d’Amocongo, organisation pionnière dans la lutte contre le VIH. 

Non à la criminalisation de l’exposition au VIH 

            Au moment où on assiste depuis quelques années à l’adoption des lois spécifiques au VIH qui criminalisent sa transmission ou l’exposition d’autrui à l’infection, notamment dans certaines régions d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et de la Caraïbe, les activistes des droits humains ont conclu qu’il est improbable que cette approche contribue à prévenir de nouveaux cas d’infection ou de réduire la vulnérabilité des femmes au VIH. Ainsi, ils avancent quelques raisons pour lesquelles la criminalisation de l’exposition au VIH ou de sa transmission est généralement injuste et inefficace. D’abord, le recours au droit pénal comme réponse à l’exposition au VIH nuit aux efforts de prévention du VIH ; Ensuite, il engendre la peur et la stigmatisation ; Troisièmement, plutôt que d’apporter la justice aux femmes, ce recours au droit pénal les rend vulnérables et les opprime davantage ; ces lois sont rédigées et appliquées de manière trop large et punissent souvent des comportements qui ne sont pas répréhensibles ; elles passent outre aux vrais défis de la prévention du VIH, etc.

            Somme toute,  les activistes de la lutte contre ce fléau estiment que seules les réponses au VIH fondées sur les droits humains sont les plus efficaces. 

Tshieke Bukasa

 

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*