Vers une nouvelle augmentation des prix du carburant

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Le litre d’essence pourrait se vendre à 1810 FC à partir de ce vendredi matin, soit une augmentation de 80 FC par rapport au prix de 1730 FC jusque là. Et tout logiquement, celui de gasoil pourrait passer à son tour à 1800 FC, si l’écart habituel de 10 Fc observé
entre les deux types de carburant était maintenu.

Interrogé à ce propos, le ministre d’Etat en charge de l’Economie nationale Joseph Kapika évoque 3 facteurs qui justifient ce léger réajustement. Il s’agit notamment de la hausse du prix du baril de pétrole au plan mondial, de celle du prix moyen frontière, ainsi que
de l’écart du taux de change observé actuellement sur le marché en
République Démocratique du Congo.
Concernant l’écart du taux de change sur le marché, Joseph Kapika
renseigne que la dernière structure que le gouvernement avait négociée
avec la profession pétrolière était fixée au taux de 1380 FC le
dollar. Aujourd’hui, 1 USD revient à 1620 FC. Or, nul n’ignore que les
pétroliers importent leurs produits en devises. Et pour cela, ils
doivent s’adresser aux banques commerciales. D’où la nécessité du
réajustement, soutient-il.
En rapport avec l’évolution des prix du carburant au plan
international, il a indiqué que même les pays africains grands
producteurs du pétrole ne sont pas épargnés. C’est le cas notamment du
Nigeria, du Gabon et du Tchad où il y a eu également augmentation du
prix du carburant.
Cependant, le ministre d’Etat à l’Economie nationale rassure la
population que cette légère augmentation n’aura pas d’impact
significatif sur le vécu. Car, le réajustement opéré ne dépasse pas la
barre de 5% du seuil requis pour impacter sur les autres prix des
marchandises.
En outre, il demeure optimiste que la situation économique du pays
pourra s’améliorer davantage avec l’envolée des prix des principales
matières premières que le pays exporte et qui sont actuellement
beaucoup recherchés à travers le monde, en l’occurrence le Cobalt, le
Coltan et l’or. Sans oublier, a-t-il poursuivre, la révision du Code
minier qui vient d’avoir le quitus du Parlement.
On rappelle à ce sujet que le gouvernement avait pris langue avec la
profession pétrolière en juin 2017 lorsque le dollar avait pris
l’ascenseur face à la monnaie nationale le franc congolais.

Dom

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