Vers l’implication de la société civile dans l’élaboration du budget national

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Dans le cadre des travaux d’élaboration du budget de l’Etat pour l’exercice 2013, le vice-premier ministre et ministre du Budget, le professeur Daniel Mukoko Samba, a organisé, le mercredi 22 août 2012 dans la salle de réunion du ministère des Travaux publics, des débats d’orientation sur la stratégie budgétaire de la mandature et la trajectoire des finances publiques 2012-2013, à l’intention de la société civile.  A l’issue de cette rencontre à huis clos, le bishop Abraham Djamba Samba wa Shako, directeur exécutif du Réseau de gouvernance économique et démocratie (REGED) a exprimé sa joie devant la presse.

« Cette rencontre est l’aboutissement d’un plaidoyer mené depuis 2009 pour l’implication de la société civile dans l’élaboration et le suivi du budget comme l’exige les normes modernes de la bonne gouvernance », a dit le directeur exécutif de REGED.     Il a estimé que cette rencontre était la reconnaissance du peuple au travers la société civile comme étant le propriétaire des finances publiques et aussi un grand pas vers la transparence, la participation citoyenne et la redevabilité.
    Revenant sur la séance avec le vice-premier ministre, le directeur exécutif de REGED a indiqué qu’il a fait un exposé sur la stratégie budgétaire de la mandature et la trajectoire des finances publiques pour 2012-2016. Pour le professeur Daniel Mukoko, la stratégie budgétaire 2012-2013 répond à deux interpellations, celle de la vision à long terme du chef de l’Etat et de la transcription de cette vision dans le programme d’actions du gouvernement pour la mandature 2012-2013 et aussi celle de la loi relative aux finances publiques.


    De ces débats d’orientation budgétaire, le VCice-premier ministre attendait de la société civile l’enrichissement de la stratégie budgétaire, la clarification des politiques et priorités sectorielles, la lisibilité de la trajectoire des finances publiques en recettes comme en dépenses, le retraçage des moyens de financement de la stratégie et du gap, l’identification des risques et contraintes majeurs, enfin l’adhésion du citoyen au programme d’action du gouvernement et au budget.
    L’exposé du vice-premier ministre a donné lieu à des échanges très fructueux pendant plus de deux heures, a dit le directeur exécutif de REGED. Il ya eu des questions sur la décentralisation, la transparence, la légitimité du pouvoir, la justice, la lutte contre le VIH/Sida, la lutte contre la corruption, l’agriculture, l’encadrement des recettes, les ressources extérieures, la garantie de l’exécution correcte du budget, les organes de contrôle, les reliquats de la paie et l’audit.


    En ce qui concerne la décentralisation, il a été question de la caisse nationale de péréquation, de la solidarité nationale, de l’autonomie financière des entités territoriales décentralisées (ETD) et des provinces.
    Le vice-premier ministre a ensuite invité les participants à enrichir leurs réflexions et les présenter sous forme de document-synthèse qui sera transmis au gouvernement dans un bref délai, afin que l’exécutif congolais intègre les enrichissements dans le projet définitif. S’agissant de la garantie de l’exécution correcte du budget, le directeur exécutif de REGED a déclaré que le gouvernement est déterminé à appliquer la loi. Des mesures sont prises pour que l’exécution se passe correctement. A ce sujet, la société civile, a dit le bishop Abraham Djamba, a recommandé qu’on mette en place un cadre de concertation permanent sur la question budgétaire.


Jean-René
Bompolonga

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