Vaste opération de traque des éléments « B2 » à Kinshasa

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Ton autoritaire, le regard méfiant et inquisiteur, toujours en tenue civile avec des menottes qui pendent des ceintures, quelques fois des épaves de revolvers qui ressortent des chemises ou des blousons, tel est le profil de certains éléments incontrôlés de la police et des Fardc qui interpellent les piétons à tout bout de champ, dans les places publiques, aux bords des marchés et des terminus des bus. C’est cette catégorie des agents qui se réclament comme des «  Bureaux 2 » que le Commissariat provincial de la police ville de Kinshasa a décidé de traquer dans la capitale, depuis le début de cette semaine jusqu’à leur totale éradication.

            L’opération de ratissage contre ces inciviques qui a démarré au rond-point Ngaba, rond-point Victoire, Kingabwa, Pakadjuma, arrêt Pascal, entrée Ndjili quartier 1, Kintambo Magasins, a permis au Commissariat provincial de la police d’appréhender ces éléments indélicats dont à l’examen, certains sont des agents actifs, tandis que les autres sont des chômeurs déguisés en policiers. Présentés dernièrement à la presse, ils détenaient aucun document leur autorisant à contrôler les piétons, ni à arracher leurs biens sous de fallacieux prétexte d’insécurité.

            Pour un des commandants chargés de cette opération, la terminologie de « Bureau 2 » n’existe pas à la police. Il n’y a aucune unité aussi bien au sein de la PNC, que dans les Fardc, qui a reçu des autorités policières et militaires, la mission de tracasser la population. Seuls les policiers en tenue et détenteurs d’un ordre de mission ou d’un bulletin de service signé par un responsable de la police, identifiant les membres de l’équipe, donnant clairement le but de la mission, le secteur opérationnel et sa durée, peuvent interpeller des piétons, a recommandé un responsable d’une ONG de défense des droits de l’Homme, avant d’ajouter que des éléments en tenue peuvent dans les cas de flagrance avérée, procéder à des interpellations ou le cas échéant, ou s’il le faut aux arrestations. Encore faut-il que les personnes arrêtées soient conduites à un poste de police pour des interrogatoires, comme le recommande la procédure en la matière.

            Le commissaire provincial de la police ville de Kinshasa a pour sa part, invité la population kinoise à dénoncer tous ces inciviques qui ternissent l’image de la police. Il a prévenu que pour des policiers et militaires actifs pris en flagrant délit de tracasseries, ses unités déployées pour cette opération de traque, ont été chargées de les appréhender, de manière à ce que ces derniers puissent subir la rigueur de la loi, et dans les cas de récidive, soient déférés devant les autorités judiciaires.

            C’est de cette façon, et de cette façon seulement que disparaitra progressivement dans la ville de Kinshasa, le spectre de l’insécurité créée par les « tristement célèbres Bureaux 2 ». Le commissariat provincial de la police compte sur la collaboration de la population pour mettre un terme à ce phénomène qui n’a que causé d’énormes préjudices aux Kinois et aux expatriés en séjour à Kinshasa.

                                                                                                            J.R.T.

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