Vade mecum des chrétiens : les Actes du Symposium sur la famille enfin présentés

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Organisées par la Communauté famille chrétienne en partenariat avec la Faculté de droit et sciences politiques de l’Université catholique du Congo, et tenues à Kinshasa, du 22 au 25 janvier 2014, les assises du 1 er Symposium sur la promotion des valeurs chrétiennes de la famille, ont été enfin coulées en Actes. La présentation est intervenue le samedi 26 juillet 2014, à l’Université catholique du Congo.

 

            Dans son mot de bienvenue, l’abbé secrétaire général académique représentant le recteur en mission, a  loué d’abord le partenariat entre la Communauté famille chrétienne et son institution, pour débattre des problèmes de la famille, au regard du droit, des sciences sociales et de la théologie, dans le contexte de la nouvelle évangélisation.

            Il s’est réjoui de constater que lors de ces assises, les participants ont tenté de répondre aux questions de la famille congolaise.

            Le président national de la Communauté famille chrétienne, Léon Botolo Magoza, a dit sa joie de présenter enfin, les Actes du Symposium. Ce qui cadre avec les exigences d’une civilisation qui privilégie l’écrit et répond aux préoccupations des chrétiens concernant la promotion des valeurs de la famille.

            Donnant l’économie des actes, le professeur Jules Dobo a souligné le caractère scientifique de ce symposium qui a enregistré 15 interventions des professeurs d’université, des magistrats, des agents pastoraux et des hommes de terrain.

            Il a rappelé les grandes lignes de la conférence inaugurale de Mgr Lafitte, secrétaire permanent du Conseil pontifical de la famille, qui a dévoilé la vision chrétienne de la famille, telle qu’elle est conçue par l’église, avant de signaler le synode sur la famille qui sera organisé en octobre prochain à Rome. Mgr Lafitte avait noté que la famille a plus que besoin d’être soutenue. Il revient à la société, à l’église et aux pouvoirs publics d’apporter leur assistance à la famille.

Geneviève Inagosi, ministre du Genre, Famille et Enfant, reconnait que si la famille est stable, l’Etat l’est également. Dans son intervention, elle a plaidé pour la lutte contre les antivaleurs qui menacent la famille, notamment la chosification de la femme, et la cupidité des parents qui exigent des dots importantes. Et elle a conclu par des perspectives d’avenir, en invitant les citoyens à récuser les idéologies importées, comme l’homosexualité.

            Parlant du professeur Muswa, Jules Dobo a dégagé les pratiques destructrices de la famille, en stigmatisant le gender qui à ses yeux, est un couteau à double tranchant, du moment qu’il véhicule des notions de familles monoparentales, recomposées, homoparentales dans lesquelles les enfants ne s’épanouissent pas selon la vision chrétienne de la famille.

            Selon l’abbé professeur Muswa, le gender progresse à visage masqué, ne dévoilant que sa revendication de l’égalité entre l’homme et la femme, en dignité, pour enfin, s’imposer plus tard comme une norme internationale, et une éthique dans les relations internationales. La théorie du gender est pour lui, une vaste escroquerie contre laquelle il prévient les migrants qui mordent souvent avec les chocs de cultures.

 L’abbé Marcel Ndjondjo a rappelé que dans la société congolaise, celui qui accède au mariage, accède à la dignité et à la considération. Et chez nous, le mariage demeure l’union entre un homme et une femme, en perpétuant la société et en protégeant l’enfant contre sa vulnérabilité.

            Le professeur Henri Mopila de l’Université de Kinshasa avait dans son exposé, répondu à la question : «  Comment se manifeste la crise sociale sur les valeurs de la famille ? ». La détérioration des conditions sociales, on le sait, a produit des phénomènes pervers avec des enfants de la rue, les Shegues, les Kulunas.

            Et c’est le professeur Bahamba qui a livré quelques statistiques des enfants de la rue, signalant qu’ils sont aujourd’hui 100 millions à travers le monde, alors qu’à Kinshasa, on en compte 280.000, victimes de la pauvreté et de la misère de la famille, auxquelles s’ajoutent la maltraitance et la polygamie.

            Paul Michel Imono de la DGM, a rappelé le professeur Jules Dobo, a tiré la sonnette d’alarme sur le trafic des enfants en RDC, indiquant que depuis 2009 jusqu’en 2014, 1.106 enfants sont sortis de nos frontières. Ce qui donne une moyenne de 200 enfants par an. Léon Botolo avait dans sa communication, fixé les esprits sur les deux directions prises par la Communauté famille chrétienne en 30 ans d’existence.

            Dans les Actes du Symposium, il a été rappelé les exposés de deux magistrats, de Liliane Mbokolo, présidente du Tribunal de paix de la Gombe et de Stella Nima, présidente du Tribunal de grande instance de cette même commune, qui ont abordé les aspects juridiques de la protection du mariage et des membres de la famille, avant de recommander l’amélioration des conditions carcérales des détenus.

Dr Bazeboso, médecin de son état, avait parlé de la protection de la vie, en cette période où l’euthanasie et les avortements se succèdent. Le professeur Angélique Sita Mwela avait évoqué les vicissitudes de l’autorité maritale, avant de plaider pour la protection de l’union conjugale. Et c’est sur une série de recommandations que le professeur Mwala de l’Onusida a abouti, en préconisant de briser les tabous et en menant des campagnes dans les écoles.

            Le professeur Aimé Kayembe lui avait souligné l’impact des mass medias sur les valeurs chrétiennes de la famille, en épinglant les incidences positives et négatives. JRT

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