Une photographe belge fait le plaidoyer des albinos

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albinosLa Place des Artistes, à Matonge, a servi de cadre le lundi 3 mars 2014, au vernissage de l’exposition  sur les albinos  dénommée «Blanc Ebène»,   réalisée par la photographe belge  Patricia Willocq.  Appareil photo en mains,   Willocq s’est baladée dans différents coins du pays en 2013  ( juin- octobre ) pour voir de près comment vivent les albinos. Emerveillée par la manière dont certains s’y sont pris pour se tirer d’affaires, elle a fini par prendre  fait et cause pour ces personnes vulnérables. Ces derniers, a fait observer la jeune photographe, tentent  à leur manière de  s’intégrer dans  la société congolaise.

Faisant le tour des tableaux, Willocq a expliqué à l’assistance, en majorité des albinos,  le sens des photos prises l’année dernière. Des tableaux ont montré des familles d’albinos, des parents ayant des albinos et qui  leur apportent  toute leur affection, des enfants albinos qui suivent des cours dans une école de Ngiri- Ngiri….

 Les images les plus parlantes sont celles du ministre brazzavillois des PTT, Thierry Moungala, et d’un vieillard âgé de plus de 90 ans…

Suspendue aux lèvres du «guide» du jour, l’assistance s’est entendue dire que les albinos   sont des êtres normaux et ont le droit de vivre comme tout le monde. Des albinos bien  encadrés  et issus de bonnes familles parviennent à émerger, a-t-elle indiqué.

            Les  albinos peuvent vivre longtemps s’ils se couvrent bien. Des parents à la pigmentation normalepeuvent enfanter des albinos s’ils sont porteurs des gènes d’albinisme, a-t-elle précisé.

            Dans le passé, les vieux savaient mieux se protéger mais n’ont pas transmis aux autres albinos les règles à suivre pour vivre longtemps.

            Peu avant l’exposition proprement dite, Patricia Willocq est revenue  sur l’appui qu’elle apporte  à la Fondation Muimba Texas et ce qu’elle compte faire pour les albinos. La jeune photographe a affirmé qu’elle a rencontré le célèbre catcheur  et s’est décidée  à son tour à contribuer  à l’épanouissement des albinos.  « Blanc Ebène » comporte également des aspects sanitaires. C’est dans ce sens qu’elle compte orienter certains membres de la Fondation Muimba Texas vers un établissement hospitalier pour qu’ils soient dotés des lunettes.

               Le célèbre catcheur s’est appesanti sur les objectifs qu’il s’est assigné en mettant sur pied une fondation, à savoir, s’intéresser  à la scolarisation ou d’autres problèmes qui touchent les albinos.

            Gagné par l’âge, a-t-il souligné, il s’est vu dans l’obligation de faire quelque chose, c’est-à-dire, une fondation  pour assurer sa retraite.

            Quinze ans après sa création, des bienfaiteurs commencent à toquer à ses portes, a-t-il indiqué.

Il a invité l’assistance à se passer des préjugés ou des racontars du genre qu’il faut aviser au préalable un albinos avant d’aller se soulager.

            Il a invité les albinos à gagner leur pain à la sueur de leurs fronts.

Née et grandie à Kinshasa, Patricia Willocq a fait des études supérieures de traducteur et d’interprète  en Belgique. Ayant pris goût à la photographie quelques années plus tard, elle a été primée à un concours photo  de l’Unicef dénommé « Photo of year 2013» pour son reportage sur l’albinisme intitulé « Blanc Ebène ».

Jean-Pierre Nkutu 

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