Une défection dans les rangs des ministres rebelles

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Des chefs des partis affiliés à l’Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP), dont trois ministres, ont fait circuler tout au long du week-end dans les rangs de leurs députés le mot d’ordre consistant à signer la motion de censure contre le Premier ministre, Adolphe Muzito. On explique leur prise de position par leur refus de continuer d’être liés aux accords de partenariat de leur plate-forme avec le Palu, dans le cadre de la bataille électorale pour la présidentielle de 2006.
On apprend, aux dernières nouvelles, que de fortes pressions seraient exercées sur les intéressés pour les amener à changer de consigne. Il semble qu’au niveau de l’ « autorité morale », il ne serait pas question de liquider politiquement Muzito, ni de saborder la cohabitation AMP-Palu.

 

 On indique que l’un des trois ministres aurait cédé, en battant le rappel de ses troupes autour de l’option visant un soutien tous azimuts au chef du gouvernement. Ainsi, ses députés qui avaient déjà signé la motion de censure seraient-ils occupés à retirer progressivement leurs griffes. Quant aux deux autres, on les dit maintenir le mot d’ordre du soutien à l’initiative de l’opposition parlementaire. Ils bénéficieraient à ce sujet de l’appui de deux patrons des groupes parlementaires, qui évoluent en dehors du gouvernement. Le groupe des quatre représenterait l’aile dure des anti-Muzito.
Les deux ministres « rebelles », ainsi qu’on les appelle désormais, seraient même partis voir un des membres les plus influents de l’ AMP et du PPRD pour lui signifier leur détermination à participer à la chute du gouvernement. On laisse entendre qu’ils seraient prêts à tirer les conséquences de leur « rébellion », notamment en rendant leurs tabliers si la famille politique du chef de l’Etat cherchait à caporaliser les partis alliés dans l’affaire de la motion de censure contre Adolphe Muzito.
 Ainsi, là où certains membres de l’AMP parlent de la nécessité de nettoyer les écuries, les deux ministres visés affirmeraient être prêts à leur faciliter la tâche, en remettant volontairement leurs démissions à qui de droit.
 On en était donc là hier. Les remous ainsi observés sont commentés dans certains cercles politiques comme les indices d’une fracture qui se ferait de plus en plus jour au sein de l’AMP, où la motion de censure contre le Premier ministre mettrait à mal de nombreux parlementaires et ministres, qui craindraient d’être disqualifiés par leurs « bases » en 2011, s’ils persistaient à traîner, selon eux, les « casseroles » du gouvernement jusqu’aux élections.
Mais une tendance se déssine aussi et de manière nette en faveur du respect des engagements pris vis-à-vis du Palu. Cette tendance redouterait une implosion politique dans l’hypothèse du limogeage de Muzito sans l’aval de son parti.
 On signale entre-temps que la motion de censure contre le Premier ministre, relancée jeudi avec une trentaine de signatures, aurait déjà engrangé plus d’une quatre-vingtaine. Ses initiateurs viseraient la barre de 150 avant de la ramener en plénière. Un vrai défi.  
   Kimp.

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