Une bande des «kuluna», auteurs de nombreuses agressions, enfin aux arrêts

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kuluna_0Depuis près d’une année, Barumbu est toujours sous la coupe de plusieurs bandes de malfrats. La nuit, tous ces délinquants désertent leurs refuges pour aller frapper des coups. Pour les spécialistes des questions policières, deux branches composées de groupes des malfrats rendent la vie intenable pour les paisibles citoyens. Si la première branche utilisant des armes de guerre, s’est spécialisée dans les vols à main armée, braquages et extorsions, commis dans des parcelles habitées, la seconde plus redoutable, agresse dans les rues, les piétons à l’aide d’armes blanches. Dans le lot, on trouve des machettes, des couteaux et des barres de fer.

Bon nombre de bandits de cette envergure, rescapés des opérations Likofi I et II, s’étaient exilés dans un pays voisin, alors que leurs compères avaient trouvé refuge dans les provinces limitrophes du Bas-Congo et de Bandundu. Mais c’est après leur retour à Kinshasa, que certains fugitifs ont été découverts dans les rangs des expulsés de Brazzaville. Seuls ceux déjà appréhendés par la police, et dont les traces se retrouvent dans les fichiers de différentes unités, n’ont pas échappé à la vigilance de certains policiers, tandis que les autres voyaient leurs noms inscrits dans les registres d’écrous de commissariats et autres postes de police.

Hier mercredi 11 février 2015, quelques Kuluna arrêtés dernièrement par le Groupement de recherche et d’investigations, ont été présentés aux responsables de la police provinciale ville de Kinshasa. C’était lors de la parade organisée au Camp Lufungula.

Aujourd’hui, nous allons braquer notre regard sur l’écurie Mutombo. Ce groupe des marginaux fort de quatre membres, s’était illustré dans plusieurs agressions dans la commune de Barumbu. Il est dirigé par un certain Mutombo Dieu Merci, non autrement identifié, dont on dit qu’il sécrète une cruauté indicible.

Comme acolytes, il a choisi des gaillards de sa trempe. Patient Mbatu, Mboma Balebino et Lekwani Mubiala, des marginaux au cœur de pierre, ne connaissent plus le sentiment de pitié. Car, dès qu’ils tombent sur une victime, quel que soit son âge ou son sexe, les machettes parlent.

Des agressions qui requièrent des sanctions exemplaires

A l’actif de cette écurie, on cite le cas de l’agression portée sur la personne de Louise Sabina Bitika, domiciliée au n° 63 bis, avenue Miami, quartier Kapinga, commune de Barumbu.

Cette dame qui rentrait chez elle, après des visites familiales, dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2015, avait croisé par hasard la bande à Mutombo. Il était 23 heures. A travers la ville, les Kinois fêtaient la victoire des Léopards sur les Diables rouges du Congo-Brazzaville. L’effervescence avait gagné tous les quartiers et les marginaux étaient sortis pour surprendre les piétons. Au croisement des avenues Miami et Kongolo, l’écurie Mutombo a encerclé Mme Louise Sabina et l’a brutalisée, au moment elle appelait au secours. Les passants qui suivaient au loin cette agression, ne cessaient de s’apitoyer sur le sort de la victime, sans oser intervenir pour l’arracher des griffes de ses agresseurs déchaînés. A la suite de sa résistance farouche, ils lui ont administré des coups de machettes et l’ont blessée.

Pour les enquêteurs du Groupement de recherche et d’investigations, cette bande des malfaiteurs porte sur sa conscience, d’autres agressions sur de paisibles citoyens. Parmi les quatre victimes blessées à la machette par cette bande, on cite Edjodjo Makindu, Jephté Mukendi, Michel Nsala et Patrick Katenga.

Portant des blessures à plusieurs endroits de leurs corps, ces victimes dont l’état de santé, inspirait de sérieuses inquiétudes sont toujours internées à l’Hôpital général de référence de Kinshasa, ex-Mama Yemo. Elles n’ont pas assisté hier, à la cérémonie de présentation des membres de la pègre kinoise au Camp Lufungula.

Pour la population de Barumbu, cette bande ne mérite qu’un seul lieu de détention, la prison où elle doit attendre que leur dossier judiciaire soit transmis devant le Parquet de grande de la Gombe, avant qu’il ne soit fixé devant le Tribunal de grande instance de ce ressort.

En tous cas, ces marginaux aux arrêts, les habitants ont poussé un ouf de soulagement en s’imaginant que la police a pu débarrasser Barumbu, de ces agresseurs à la machette. Ils espèrent voir les policiers poursuivre leur traque contre les autres malfaiteurs qui leur causent des insomnies, en semant la mort et la désolation.

J.R.T.

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