Un policier et son complice enlèvent et dépouillent des jeunes filles 

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Avec sa taille d’un petit Etat de l’Europe, la mégapole Kinshasa et ses taxis de couleur jaune n’ont  cessé de surprendre et inquiéter, par moments, ses habitants, épris de paix et de sécurité. En plus des brigands qui excellent dans les cambriolages des marginaux armés de machettes et autres braqueurs à bord des voitures taxis, continuent à procurer des frayeurs aux usagers de la route. Ces malfaiteurs que recherchent activement toutes les unités de la police, ont la sinistre réputation de semer  impunément la terreur et la désolation dans presque  toutes les communes.

Depuis des mois, les responsables du Commissariat provincial de la police ville de Kinshasa, sont interpellés pour une série des cas d’enlèvement et d’extorsions perpétrés dans leur ressort et vécus singulièrement par de nombreuses jeunes filles. Appréciés pour leur longue expérience dans la traque des délinquants spécialistes de ce genre des méfaits, les limiers du Groupe de lutte contre la criminalité et les stupéfiants sont  déployés sur le terrain pour retrouver ces ennemis publics.

Debout pendant des heures à l’arrêt du supermarché Kin Market, sur le boulevard du 30 juin, Mlle Katako Keren, résidant sur avenue Moseyi, quartier Musey à Binza Ozone, épuisée par une journée de travail bien remplie, est montée un soir à bord d’un taxi qui prenait la même destination que la sienne, c’est-à-dire Kintambo-Magasins. Cet engin n’avait que deux hommes à bord, en tenues civiles, notamment le chauffeur et son copain.

La voiture, qui roulait normalement depuis ce terminus sur le boulevard du 30 juin, a pris brusquement la direction de l’avenue Ngongo Lutete, pour s’arrêter avant la bifurcation avec l’avenue Colonel Lukusa. Vitres relevées, portières verrouillées, les deux hommes apparemment gentils se sont mués en tortionnaires, menaçants et prêts à tuer leur victime. Que voulaient-ils par ces menaces et ces intimidations ? Ne pouvant se défendre contre ses deux bourreaux, Mlle Katako Keren a cédé son sac à main. Les malfaiteurs ont pris 200 dollars, 23.500 FC et deux téléphones cellulaires. Après cette extorsion, la jeune fille, toute tremblotante de peur, a été abandonnée sur cette avenue.

La même nuit, à l’aide de passants attristés par sa mésaventure, elle a pu regagner le domicile parental où toute sa famille lui a conseillé de porter plainte contre inconnus pour enlèvement et extorsion. Suite à sa plainte, le Groupe de lutte contre la criminalité et les stupéfiants est tombé dernièrement sur deux braqueurs : le sous-commissaire adjoint Lokuli Bompongo Jean-Pierre, matricule 15116/A du commissariat Masina I et son complice, Nzolameso Munongo Nono, domicilié sur avenue Citoyen n°20, quartier Kasaï, commune de Selembao. 

Les deux gaillards arrêtés par des policiers et roulaient à bord de leur voiture de marque IST de couleur jaune, immatriculée 0267 AT/ 01. Appelée pour voir si elle pouvait reconnaître cet engin, Mlle Katako Keren l’a identifié comme étant le moyen de transport qu’avaient utilisé les deux malfaiteurs pour la dépouiller. Et quant aux deux prévenus, la jeune fille ne s’est pas fait prier deux fois pour pointer sur eux son doigt accusateur. «Ce sont eux qui m’avaient enlevée et arraché mes 200 dollars, mes francs congolais et mes deux smartphones. Je ne les ai pas oubliés. La « ketche » jaune – instrument de travail de deux braqueurs, saisie par le Commissariat provincial de la police, est enregistrée comme pièce à conviction dans ce dossier.

Par ces temps qui courent, d’autres délinquants de même acabit utilisent des véhicules comme moyens de transport en commun, exploitant le même mode opératoire, pour enlever et dépouiller des victimes inoffensives. Le commissariat provincial de la police qui a enregistré une série des plaintes au sujet de ces attaques, a promis de tout mettre en œuvre pour éradiquer ce fléau. Il attend beaucoup de la collaboration de la population qui connaît certains malfaiteurs et leurs adresses, ainsi que la cachette de leurs voitures.                                                                                 J.R.T   

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