Un mercredi chaud pour Mabunda, Matata, Mashako et Basengezi !

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Conformément au règlement intérieur, la plénière d’hier mercredi 5 mai à l’Assemblée nationale, était essentiellement consacrée aux questions orales avec débat adressées à quelques membres du gouvernement.

Sur les six ministres attendus, quatre ont répondu présents.

Il s’agit de Jeannine Mabunda du Portefeuille, Matata Ponyo des Finances, Mashako Mamba de l’Enseignement supérieur et universitaire, et Basengezi Katitima de l’Agriculture.

Deux étaient empêchés.

Premier à prendre la parole, Alexis Takizala Masoso a posé la question au ministre des Finances de savoir « quelle est la base légale et juridique du changement des plaques d’immatriculation ?

Il a poursuivi en interrogeant Matata Ponyo sur le bien-fondé de l’obligation que le gouvernement fait aux propriétaires des véhicules dument identifiés en Rdc d’acheter de nouvelles plaques ?

Face à la situation, Takizala Masoso a demandé au ministre d’éclairer la lanterne de la Représentation nationale sur les raisons qui ont poussé le gouvernement, par son truchement, à violer délibérément le principe sacro-saint fiscal interdisant d’imposer deux fois la taxe sur le même bien ou marchandise. Sans oublier celle de la non-retro activité de la loi.  

Dans sa réponse, le ministre des Finances a justifié la démarche gouvernementale par le souci de mettre un terme à la multiplicité des plaques d’immatriculation en circulation dans le pays.

En plus, il a souligné la nécessité d’afficher l’emblème du drapeau national dans la plaque. Avant d’ajouter que la commande avait pris en compte les nouvelles provinces même si celles-ci ne sont pas encore opérationnelles.

Matata Ponyo a, en outre, renseigné que la commande des plaques à l’extérieur à des entreprises non installées en Rdc, coûte cher au pays. Raison pour laquelle une offre internationale a été lancée pour le marché de fabrication des plaques sur place.

Il faut dire que l’actuel ministre hérite d’une situation léguée par son prédécesseur qui en était l’initiateur.

Quid du désengagement de l’Etat dans les entreprises ?

La ministre du Portefeuille devait, pour sa part, répondre à la question de  Fidèle Babala qui voulait obtenir la preuve du désengagement de l’Etat par voie non concurrentielle dans les sociétés KILO-MOTO et CINAT.

Quelle a été la part exacte de l’Etat dans ces sociétés d’économie mixte ? Le désengagement a-t-il apporté quelque chose de mieux par rapport à la situation passée?

Dans ses explications, la ministre du Portefeuille a indiqué que le désengagement de l’Etat dans CINAT, voulu total, a suivi la procédure recommandée. Et que sur instruction du gouvernement, le COPIREP a été chargé d’ouvrir des négociations avec l’autre partie pour déterminer les parts de chacun.

Après une pluie d’explications, elle a passé la parole à deux de ses collègues pour la compléter. Il s’agit du ministre de l’Industrie sur le dossier Cinat, et des Mines sur celui de Kilo-Moto.

A son tour, le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire devait se justifier sur la légalité de sa décision de fermer CIDEP/Université ouverte, question lui adressée par Mulamba Katoka.

Tout comme à celle de Denis Kambayi qui voulait connaître les raisons de la non application des résolutions de l’Assemblée nationale en rapport avec l’enquête diligentée à l’époque sur un certain nombre de dossiers touchant le fonctionnement de l’Université de Kinshasa. Notamment l’occupation illégale des homes par des personnes n’ayant pas qualité, la paie irrégulière des veuves et enfants des enseignants décédés, la paie irrégulière des assistants, le chronogramme des travaux de lutte anti-érosive, etc.

Denis Kambayi a aussi tenu à ce que le ministre de l’ESU justifie le fondement ou la base légale de son instruction au recteur pour la suspension de huit professeurs au motif qu’ils seraient instigateurs de la grève.

Dans ses réponses, le ministre a réaffirmé la nécessité d’assainir et soutenu avoir pris ses résponsabilités en sanctionnant des professeurs coupables de comportements indignes là où les autorités académiques laissaient faire.

Pour sa part,  Mulamba Katoka a qualifié la fermeture de CIDEP par le ministre de l’ESU de mesure subjective si celle-ci devait se baser sur le manque d’infrastructures appropriées et un corps  professoral qualifié propre comme seuls critères de l’inviabilité. Car, a-t-il rétorqué, si on pouvait se baser sur cela, bon nombre d’établissements publics seraient aussi fermés du fait que certains compte à peine 1, 2 voire 3 professeurs. Et en plus, certains n’ont pas d’infrastructures propres et appropriées.

Enfin, le ministre de l’Agriculture devait éclairer la religion des députés, à l’initiative de leur collègue Katembo, sur l’absence d’une politique ou stratégie nationale claire dans le domaine agricole en vue d’assurer l’autosuffisance alimentaire.

Un débat houleux s’en est suivi à l’issue des exposés des ministres, et interventions des auteurs des questions en guise d’ouverture de bail.

Comme d’habitude, les élus ne sont pas allés par quatre chemins pour dégainer sur les gestionnaires de la res publica.       

       Dom  

 

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