Un mémo des pétroliers katangais sur la table de Bahati

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Modeste Bahati. (droits tiers)Estimant être victimes d’une fiscalité discriminatoire, les exploitants du pétrole de la province cuprifère ont déposé, depuis le 30 décembre 2014, un mémorandum auprès du ministre de l’Economie, Modeste BahatiLukwebo, afin de corriger cette « injustice ». Selon leur représentant, Patrick Muland, les pétroliers de la partie Est et ceux de la partie Sud de la RD-Congo sont victimes d’une fiscalité plus rigoureuse et sévère que leurs homologues de l’Ouest.

C’est dans cette optique que la délégation de ces pétroliers a demandé au gouvernement, par le biais du ministère de l’Economie nationale, un traitement égalitaire pour tous les opérateurs économiques du secteur pétrolier de l’Est, du Sud et ceux de l’Ouest. A en croire Patrick Muland, il est temps de remettre les choses à leur  place surtout dans la province du Katanga et de sanctionner ceux des opérateurs économiques du secteur véreux, qui ne veulent pas se conformer aux règles du jeu.

 

En guise de réponse, le ministre BahatiLukwebo leur a promis de faire un plaidoyer allant dans le sens de la valorisation de la classe moyenne telle que voulue par le Chef de l’Etat. «…le président de la République fidèle à sa vocation de mettre en avant la classe moyenne rd-congolaise, ne manquera pas d’instruire au Premier Ministre de prendre en compte toutes les revendications des pétroliers de la province cuprifère… » a-t-il expliqué, soulignant néanmoins qu’elles seront prises en compte après concertations avec des experts en la matière. Une concertation qui ne va pas tarder à venir vu la méthode de travail du Premier Ministre et de ses ministres.

Il convient de noter que cette requête des pétroliers congolais survient au moment où le prix mondial de cette matière est en baisse, alors que le prix au pays n’a pas bougé d’un iota.

En effet, le pétrole a ouvert en baisse lundi 5 janvier 2015 à New York, poursuivant sa descente à ses plus bas niveaux de prix en près de six ans, alors que les signes d’une production élevée en Irak et en Russie alimentaient les inquiétudes sur l’excès d’offre. Vers 14H20 GMT, le baril de light sweetcrude (WTI) pour livraison en février perdait 1,56 dollar à 51,13 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), évoluant à de nouveaux plus bas depuis début mai 2009.

Nous approchons du seuil des 50 dollars le baril, a souligné John Kilduff d’Again Capital. Ce sont toujours les mêmes éléments qui tirent les cours vers le bas, en premier lieu aujourd’hui les annonces d’une production à un haut niveau en Russie et en Irak.

En Russie, la production de pétrole a également atteint un record en décembre, selon des analystes. Nous nous attendons à ce que la production de (pétrole et gaz) russe atteigne 10,9 millions de barils par jour en 2014, en hausse de 0,5% par rapport à 2013, ont noté les analystes de JBC Energy.

De leur côté, les exportations irakiennes de pétrole ont atteint en décembre leur plus haut niveau depuis 1980, même si la chute des cours du brut a fait baisser les recettes du pays par rapport aux mois les plus récents, selon le porte-parole du ministère du Pétrole Assem Jihad.

A cette pression liée à l’excès d’offre, s’ajoute les inquiétudes sur la demande mondiale, alors que pendant les fêtes, des chiffres peu encourageants sont venus d’Europe et de Chine, notamment de très médiocres indicateurs manufacturiers, a souligné John Kilduff.

 

TshiekeBukasa

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