Un Congolais révolté contre 600 familles !

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Le partage des mandats politiques entre 620 familles biologiques, dont 500 à l’Assemblée Nationale et 120 au Sénat continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive aux quatre coins de la République. Il n’est en effet pas normal que le pays se retrouve, pour la même législature, avec un papa élu à la fois député national, sénateur, député provincial et gouverneur. Une fois « validé », il laisse son siège de député national à son épouse, celui de sénateur à son fils, et celui de député provincial à sa fille. Quant à lui-même, il conserve celui de gouverneur, qui n’est ni pas cessible.

            Quant c’est la maman qui réussit à se faire élire députée nationale, sénatrice, députée provinciale et gouverneur, elle se livrée au même exercice : le siège de députée nationale à son mari, celui de sénatrice à son fils, celui de députée provinciale à sa fille. Elle se réserve, pour sa part, le fauteuil du gouvernorat, car non « transmissible ».

            Comme en 1960, où l’on parlait de 300 familles de Binza qui s’étaient accaparées des richesses nationales, la RDC d’aujourd’hui est devenue l’otage de 620 familles biologiques. Face à ce scénario, un compatriote du Bas-Uélé a tenu à crier sa révolte à travers une réflexion pertinente. Il pense que pour empêcher les nouveaux bourgeois politiques de tout prendre, le nouveau Chef de l’Etat devrait leur fermer hermétiquement la porte du futur gouvernement. Il retient, comme circonstance aggravante contre cette nouvelle oligarchie politique, la sale pratique de la corruption des députés provinciaux pour accéder au Sénat et aux gouvernorats des provinces. On note que de nombreux compatriotes – même s’ils ne le disent pas tout haut – partagent l’idée du concitoyen du Bas-Uélé qui ne veut voir, dans le futur gouvernement de la République, aucun parlementaire sorti des élections du 30 décembre 2018, du 15 mars 2019 et du 31 mars 2019. Ci-dessous, la lettre ouverte qu’il vient d’adresser au Chef de l’Etat :

LETTRE OUVERTE D’ARISTOTE-NGARIME au président de la

 République Démocratique du Congo son Excellence

Félix-Antoine TSHISEKEDI-TSHILOMBO

(Avec nos hommages les plus deferents)

Copie pour information :

– Autorité morale du FCC

– CASH et alliés

– Président du Sénat

– Président de l’Assemblée nationale

-Honorables députés nationaux

-Honorables sénateurs

Objet :  Aucun parlementaire ne doit-être repris au futur gouvernement.

Monsieur le Président,

            Porté par une colère légitime qui s’exprime par le vœu de la circulation des élites dans la gestion du pays qui voudrait que le citoyen doit être à tour de rôle gouvernant et gouverné car,ce n’est qu’au sein des institutions politiques qu’un citoyen réalise sa finalité propre pour son pays.

            Cependant, nous formulons le vœu de ne voir aucun parlementaire repris dans le gouvernement futur ,afin de favoriser la circulation de l’élite dans la gestion du pays.

            J’ai mûrement réfléchi s’il serait utile que je parle de cette problématique étant donné que je n’en aurais pas moins de satisfaction.

            Au regard des derniers résultats électoraux, beaucoup des parlementaires élus ont comme suppléants, leurs femmes, enfants et proches biologiques en vue de négocier un poste au gouvernement au détriment d’une circulation réelle de l’élite dans la gestion du pays.

            Certes, la pratique n’est pas prohibée par la loi. Par ailleurs, ça dénote un esprit malsain de vouloir consacrer la participation de la Res publica à une certaine lignée  biologique et proches.

            En outre, je tente avec vigueur d’attirer votre attention sur un pays de plus de 80% de chômeurs ou un seul citoyen est élu à la fois député provincial, député national et sénateur, ayant comme ambition ultime d’arracher un autre poste au gouvernement futur, bien que, la pratique n’est pas prohibée par la loi,il y’a lieu de faire circuler l’élite.

            En épulchant  cette affaire, je constate qu’il y’a un désir visible d’excomunier d’autres citoyens à la participation de la Res publica.

            Par cette action de ne  reprendre aucun parlementaire au gouvernement futur, vous renforcerez le sens de la circulation de l’élite et du renouvellement de la classe politique.

            En guise de conclusion, je mesure la pertinence de ma demande, n’ayant pas un soubassement juridique,mais, qui trouve tout son sens dans la redistribution de la charge publique à tous. Il faudrait qu’une option politique  soit levée pour entériner cette démarche.

            Avec le souci de ne voir aucun parlementaire dans le gouvernement futur, je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mes hommages les plus déférents.

Aristote NGARIME MABAGO Citoyen Congolais +243899889380

Province du Bas-Uele.

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