Un chauffeur égorgé au parking des taxis de Bandal/Moulaert

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De nouvelles pas très rassurantes, circulaient dimanche à l’aube, quelques heures après la messe pascale célébrée dans toutes les paroisses catholiques de Kinshasa. Elles provenaient de la commune de Bandalungwa.

A en croire une source, une voiture taxi de marque Toyota Vitz de couleur gris métallisé, traînait au parking Moulaert où de nombreux noctambules cherchent généralement un moyen de transport pour se rendre vers plusieurs destinations de Kinshasa, notamment Grand-Marché, Gombe, Lemba, UPN, Selembao et Kintambo-Magasins, et où embarquent des commerçants en partance pour le Bas-Congo. Au cours de cette nuit-là, le parking Moulaert connaissait une affluence particulière aux heures indues. Et pour cause !

La présence suspecte et prolongée de cette voiture taxi de marque Toyota Vitz garée depuis quelques heures, a fini par intriguer des badauds qui accouraient pour en savoir davantage. Constat insupportable : à bord et étalé sur son siège avant, le conducteur mort, avait la gorge sectionnée à l’aide d’un instrument tranchant.

La triste nouvelle s’est aussitôt répandue dans la ville, comme de la fumée. Les criminels s’étaient évanouis dans la nature après les faits.
Personne ne pouvait jusque-là donner ni la vraie version des faits, ni les causes du meurtre. On s’est contenté que des rumeurs. Mais, c’est dimanche soir et lundi matin,  que quelques bribes d’informations ont commencé à circuler, dans tous les sens.

Ces rumeurs faisaient état d’un meurtre commis par un groupe des malfaiteurs, afin d’effacer des traces de leurs actes. Un témoin a indiqué que le taximan avait été sollicité par quatre clients pour une location de son engin pour le reste de la nuit. A la recherche des recettes plus importantes, le conducteur a convenu avec ses clients, d’un montant pour un certain nombre des courses. Première destination, la commune de la Gombe. Devant une parcelle, les quatre gaillards sont tous descendus, demandant au taximan de les attendre. Des heures plus tard, ils sont ressortis en courant et ont embarqué en catastrophe, obligeant leur partenaire occasionnel à démarrer en trombe pour d’autres destinations. Fait insolite, ils s’étaient cagoulés pour dissimuler leurs visages et durant le trajet, ils ont ôté les masques.

De retour au parking de Bandalungwa, les quatre hommes auraient négocié une seconde tranche de location. Et en attendant que soit fixée une nouvelle destination, un visage familier a attiré l’attention du chauffeur. –Vieux, aurait relevé le taximan, tu aurais pu me signaler pendant la journée que tu voulais louer ma voiture ! Je t’aurais proposé un tarif préférentiel !

L’un des bandits apostrophé aurait reconnu le conducteur. Se retirant à quelques mètres de la voiturette, il aurait exprimé ses inquiétudes, laissant entendre auprès de ses compères que si le taximan n’est pas tué, il va dénoncer la bande.

Les malfaiteurs ont après une chaude discussion entre eux, résolu de l’éliminer. Un coup de feu pouvant alerter les badauds et autres noctambules, a indiqué la même source, le bandit assis sur le siège arrière du chauffeur, l’étrangla pour l’empêcher de crier, pendant que ses acolytes maîtrisaient les membres supérieurs et inférieurs.

Aussitôt après, les malfaiteurs l’ont égorgé et abandonné leur victime ensanglantée, affalé sur son siège. Néanmoins, ils se sont emparés de toutes ses recettes réalisées la nuit.

Ce crime effroyable a provoqué la stupeur dans toute la commune de Bandalungwa et dans ses environs, au point que depuis cette nuit d’horreur, bon nombre de conducteurs craignent des attaques des malfaiteurs.

Au moment où des enquêtes de la police ont été ouvertes sur cette affaire, les bandits dont les traces sont introuvables, se livreraient à d’autres agressions.
J.R.T.

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