Un camion se renverse près de Kikwit : deux morts

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S’ils savaient qu’ils allaient au devant de la mort, ils n’auraient jamais pris  place à bord de ce camion de marque TATA qui partait de Kikwit vers Tshikapa. L’accident qui s’est produit vers 23 heures dans la nuit du mardi à quelques 10 kms de la ville de Kikwit s’est soldé par deux personnes. Selon des témoins ayant vécu ce drame, ce sont les lames du camion de marque TATA en pleine vitesse qui se sont cassées et cet engin devenu presque fou a fait des tonneaux tuant sur le coup deux personnes et causant de nombreux blessés. Lesquels ont été acheminés vers l’hôpital général de référence de Kikwit pour des soins appropriés. Mais comme l’on vient de le vivre à Sanghe dans la plaine de la Ruzizi, il est fort probable que l’on arrive à enregistrer d’autres morts parmi les blessés par faute des produits pharmaceutiques d’urgence.

 

Surcharge et vitesse folle

            Selon le major Junior NGUMBU, commandant de bataillon de la Police de circulation routière de la Province du Bandundu, plus de 80 personnes se trouvaient à bord de ce camion aux côtés de fûts de carburant et d’autres marchandises appartenant aux commerçants. Un chiffre effarant et à la limite inimaginable, car l’on s’imagine à peine comment 80 personnes, des fûts de carburant et d’autres marchandises peuvent être entassés dans un camion de ce tonnage ! Sans pour autant mettre en cause le chiffre avancé par le major NGUMBU Junior qui a fait l’état des lieux de cet accident, il s’avère que les transporteurs, notamment les conducteurs et leurs convoyeurs routiers se complaisent à surcharger leurs camions pour maximiser les gains. De ce fait, ils sont rassurés de payer les multiples taxes irrégulières leur imposées au niveau des multiples barrières policières et militaires en plus des redevances obligatoires à verser aux propriétaires des camions. Sans oublier que les frais de réparation et de carburant ainsi que les salaires des convoyeurs sont à la charge des chauffeurs. Les larmes de crocodile versées par le major Junior NGUMBU peuvent faire rire toutes les vaches des montagnes du territoire de Masisi. Dans la mesure où ce sont toujours des hommes en armes et en tenues qui se plaisent à ériger des barrières pratiquement à tous les quinze kilomètres sur la nationale 1 pour truander les passagers voyageant dans des camions, voitures, vélos et même à pied. Comme si le pays se trouvait dans un état d’urgence ou de guerre.

Vétusté et manque des pièces de rechange

            Par ailleurs, la vétusté et le manque des pièces de rechange contraignent les transporteurs à recourir aux bricoleurs très ingénieux de tous poils qui en arrivent à remodeler des pièces à partir des morceaux de fer ou autre métaux provenant de la ferraille. C’est ainsi que des pièces d’une marque comme Toyota peuvent être remodelées au niveau d’un atelier mécanique pour être placées dans un moteur d’un véhicule de marque Mercédès Benz et cela vice versa pour toutes les autres marques.

            Voilà les raisons profondes qui poussent les transporteurs routiers et aériens à surcharger leurs engins pour maximiser les gains. On ne le dira jamais assez, la quasi-totalité des accidents aériens en RDC sont dus essentiellement à la surcharge. Il en est de même pour les bateaux et autres embarcations sur les différents cours d’eau du pays.              
                             

  Castro  

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