Un associé poursuivi pour « stellionat »

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Une affaire opposant deux associés hommes d’affaires est bien pendante devant les cours et tribunaux en l’absence de l’accusé, donné pour malade par son avocat.

La juge présidente s’est retrouvée le mardi 18 mai 2010 en face de l’affaire inscrite sous RP 21019/IX pour exiger, à la prochaine audience fixée au 03 juin, la présence d’Azim Poonja.

Le citant, le nommé Sympho Kombe accuse – par ses conseils – son ex-associé d’avoir vendu les immeubles recensés pourtant comme patrimoine de leur entreprise commune Shamrock Sprl établie à Kinshasa.

Le conseil du citant a fait valoir que la raison avancée par son collègue de l’autre bord pour justifier l’absence de son client n’est nullement fondée du fait, selon lui, de l’inexistence d’une attestation médicale.

La genèse de l’affaire remonte à cette année où, selon l’avocat du citant, Poonja a vendu ses parts dans Shamrock constituées de biens immeubles tandis son co-actionnaire Kombe avait contribué en capitaux frais. « Il a vendu des biens qui ne lui appartiennent pas parce que l’entreprise n’était pas en cessation d’activités et n’a donc été liquidée », a argumenté l’avocat du citant qui a accusé Poonja du chef de « stellionat ». La défense représentée par Me Jules Bakongela,        de son côté, a rejeté les allégations de l’avocat du citant insistant sur le fait que son client est réellement souffrant et « reste confiant en la justice ». Ainsi, a-t-il sollicité du tribunal des céans, la remise de l’affaire à un mois «  en vue de permettre à mon client de se rétablir ». Mais Kombe, par l’entreprise de son conseil, a dit ne pas être d’accord avec la proposition. Même point de vue du tribunal qui a relevé que les raisons avancées pour justifier la remise ne sont pas, à ses yeux – fondées « étant donné qu’aucune attestation médicale n’a été apportée à l’appréciation du tribunal ».

La juge a, en outre, estimé que pour « des raisons de bonne administration de la justice et en vertu du principe du contradictoire, qu’il faille renvoyer la cause à deux semaines » afin de permettre aux parties de présenter contradictoirement les moyens de leur défense.

« Par ces motifs, conclut la juge, la cause est renvoyée au jeudi 03 juin… en cas d’absence du cité, le tribunal instruirait par défaut».                                                                       

Amina Chomba (Stg/Ifasic) et D-I.K

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