« Tutu » Muboyayi… à jamais dans nos cœurs !

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Rappelé auprès du Créateur le samedi 26 juin aux Etats-Unis, à la suite d’un arrêt cardiaque, Polydor Fortunat Muboyayi, Editeur-Directeur Général du quotidien Le Phare, a été conduit à sa dernière demeure, au cimetière « Chemin du Paradis », le samedi 17 juillet 2021en fin d’après-midi. Avant son ultime voyage vers le royaume des ancêtres, il a eu droit aux hommages dignes de sa multiple casquette de patriarche et chef de clan, de père de famille, de manager d’entreprise.

En tenant compte des contraintes des gestes barrières, l’esplanade de la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire dû refuser du monde. Parmi les personnalités de premier rang ayant tenu à honorer son illustre mémoire, figuraient la représentante personnelle du Chef de l’Etat, Nicole Bwatshia, Directrice de cabinet adjointe, le ministre des Affaires Sociales et fondateur du quotidien Le Potentiel, Modeste Mutinga Mutwishay, le ministre des la Communication et Médias, Patrick Muyaya, le président du Haut Conseil de l’Audiovisuel et de la Communication, Tito Ndombi, le vice-président de l’Observatoire des Médias Congolais, Jean-Robert Efalema, le Président de l’Union de la Presse du Congo, Gaby Kuba, des députés nationaux et provinciaux ainsi que des sénateurs, des diplomates, etc.

            Des responsables des maisons de presse et d’organisations professionnelles des médias, de même que de nombreux journalistes ont effectué le déplacement de la morgue de l’Hôpital du Cinquantenaire. Deux temps forts ont marqué cette cérémonie d’hommages, à savoir les allocutions et témoignages de circonstances d’abord et ensuite le dépôt des gerbes de fleurs, sous la modération du Secrétaire général de l’UNPC, Jasbey Zegbia, assisté de ses confrères et consoeurs, Yves Kadima, Dominique Mukenza, Perside Diawaku et Dorcas Somwe du journal Le Phare.

            Premier à intervenir, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya a parlé d’un aîné dont il a partagé la proximité et les idées sur la profession en de nombreuses circonstances, d’un manager hors pair, d’un grand formateur des journalistes, d’un défenseur acharné des causes de la corporation. Son vœu, comme celui de tous, est que Le Phare survive à sa mort physique.

            Tito Ndombi, président du CSAC, a lui aussi salué un aîné qui a beaucoup fait pour la profession, surtout dans son volet relatif à l’éthique et à la déontologie. Il a plaidé, à son tour, pour la pérennité du quotidien Le Phare.

            Vice-président de l’Omec, Jean-Robert Efalema a rappelé le combat permanent de Polydor Muboyayi pour le respect des règles d’éthique et de déontologie, lequel s’est traduit par la production et la vulgarisation, à son initiative et avec le concours des partenaires, des ouvrages relatifs à l’éthique et à la déontologie.

            Le président de l’UNPC a, de son côté, loué ses qualités de rassembleur, son humilité, son souci de la promotion et de la cohésion de la corporation des journalistes.

            Quant au coordonnateur du journal Le Phare, après avoir rappelé le terrible choc causé par la disparition brutale de celui qui fut l’épicentre de la rédaction, il a pris l’engagement de relever le défi de la survie du « Phare » à son fondateur, conformément au vœu unanime des membres de sa famille biologique, de la famille communicationnelle, des institutions de la République et même de l’homme de la rue.

            En ce qui concerne le volet des témoignages, Docteur Jacques-Jeacque Malemba (J.J.), un de ses frères cadets, parlant au nom de la famille, s’est souvenu d’un aîné d’une extrême bonté, qui l’avait pris en charge de la maternelle à l’université, qui a passé le plus clair de sa vie à aider aussi bien les proches parents que les amis, connaissances et autres anonymes. Il a souligné aussi son profond attachement à sa dignité et de son détachement vis-à-vis de l’argent ou des biens matériels. Bien qu’évoluant dans la filière médicale, il a constaté la débauche d’énergie que déployait « Tutu » Polydor Muboyayi pour être, pratiquement, à chaque instant à la pointe de l’actualité et pour rédiger ses articles, à domicile, jusqu’à des heures tardives de la nuit.

            Un des fils du défunt, Noé Muboyayi, a parlé d’un père attentionné, très porté sur le partage d’idées et d’expérience, occupé à créer la bonne humeur autour de lui, qui riait et faisait rire jusque tard dans la soirée. Il a émis le regret de n’avoir pu mener à son terme un projet commun de partage de l’expérience professionnelle de son paternel dans un ouvrage écrit ou un documentaire. Car, à plusieurs fois remises à plus tard. Le jour où il avait décidé de le relancer, son téléphone ne répondait plus. C’était la journée fatidique du samedi 26 juin 2021.

            Un ami de la famille, Alexis, architecte de formation, a révélé avoir été formé politiquement, comme débatteur, à « l’Université des sciences politiques et administratives » de Polydor Muboyayi.

            S’improvisant intervenante, la Directeur adjointe du cabinet du Chef de l’Etat, Nicole Bwatshia a rappelé le curieux cadeau reçu de Papa Polydor Muboyayi à l’occasion de son mariage, à savoir une boîte à outils contenant marteau, clous, etc. Intriguée, elle avait cherche à en connaître le sens auprès de son bienfaiteur. Et ce dernier d’affirmer, pince sans rire, que cela allait lui servir pour la vie et qu’elle n’aurait plus besoin d’un ouvrier pour de petits travaux. Elle a avoué que c’était bien vrai.

            Tous ceux qui ont défilé devant le micro de circonstance ont rappelé, à l’infini la longue liste des bienfaits de l’Editeur Directeur Général du journal Le Phare, qu’ils ont demandé à Dieu d’accueillir humblement dans son Royaume.

                                   Kimp

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