Trois policiers « Bureau Deux » mis hors d’état de nuire

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Dans la foulée d’une série de coups de filet opérés sur des policiers tracassiers, le Commissariat provincial de la police a mis la main dernièrement sur trois inciviques. Le sous-commissaire principal Bolambo, le sous-commissaire Balebole Charly et le brigadier de 1ère classe Nsualu, se réclamant des éléments du Bureau deux. A travers la ville, des interpellations pour soutirer de l’argent. Dernièrement, une voiture sans plaques était garée sur avenue Victoire, à la hauteur de l’Ecole de navigation de la SCTP. Voilà un gibier qu’il nous faut, propose un membre du trio. Dès que le chauffeur ouvre sa portière, les trois policiers entourent la voiture et exigent les documents de bord. Se sentant dans l’infraction, le conducteur a tenté de négocier. Et après discussion, l’engin ne sera pas acheminé à la police. Tout était réglé sur place.

            Visage grincheux et toujours renfrogné, un élément de la police de circulation routière, détachement du Pont Kasa-Vubu, au comportement tracassier et brutal, a dévoilé sa principale préoccupation sous le drapeau. Venu dans ce corps chargé de rétablissement de l’ordre public non pour régler la circulation routière, prévenir les accidents et assurer la protection des citoyens et de leurs biens, le brigadier Mambo Ngembo que le Commissariat provincial de la police a appréhendé dernièrement pour une série d’extorsions, s’était lancé corps et âme depuis son recrutement au sein de la police, dans l’interpellation des usagers de la route, conducteurs de véhicules, hommes et femmes.

            A son actif, de nombreuses victimes qui le reconnaissent et qu’il refuse de reconnaitre. Mais aussi une vingtaine de téléphones androïd, ainsi que des fonds et autres biens de valeur. Jeudi dernier, devant l’Institut supérieur de commerce, non loin de la police, en tenue de la police avec brassard de son unité, il s’est éloigné de l’arrêt de bus, pour mieux opérer. Sur l’avenue 24 novembre, il simule de régler la circulation quand un médecin qui roulait par là, a attiré son attention. Après son interpellation, le brigadier Mambo en a profité pour soutirer deux téléphones portables posés sur l’autre siège, avant de disparaître dans les parages.

            La victime a pensé qu’il était sage d’alerter son fils, le commissaire supérieur adjoint Vincent Lokaso. Un coup d’œil dans la boîte à gants, ses deux téléphones ne s’y trouvaient plus. Sûrement emportés par le policier tracassier.

            Le même jour, le «  roulage » délocalise son terrain de chasse et se retrouve à Bandalungwa pour se poster au parking des bus au quartier Moulaert. Le coin grouille de monde et de véhicules. De son poste d’observation, il est attiré par une jeune dame de passage par là. Il l’interpelle. La jeune journaliste immobilise sa voiture et décline son identité, croyant qu’elle serait exonérée de contrôle. Mambo Ngembo se fait plus violent. Il tonne qu’il ne fait que le travail lui envoyé par ses chefs. Entre les deux sièges avant, il subtilise un téléphone smartphone et une enveloppe contenant la somme de 250 dollars.

            La chasse à l’homme lancée au lendemain des plaintes, n’a pas pris une semaine. L’homme a été vite retrouvé, grâce à son modus operandi et le portrait robot dressé par ses victimes. Le voici reconstitué par le porte-parole du Commissariat provincial de la police. Son mode opératoire déstructuré par les enquêteurs du Commissariat provincial de la police débute d’abord par l’interpellation du chauffeur. Dès que les victimes s’arrêtent, l’homme ouvre la portière et s’installe à côté pour exiger les documents du véhicule. Et au bout de l’interrogatoire, un regard balaie toute la voiture et se fixe sur les biens et objets de valeur.

            Stratège, il aime soulever des discussions et indispose les victimes qui finissent par s’énerver. En ce moment, il invite des infractions, telles que refus d’obtempérer à l’agent, pneus usés, phares défectueux, fausses manœuvres. Et malicieusement, Mambo Ngembo s’empare des téléphones, des fonds et d’autres biens précieux. Son coup réussi, il saute aussitôt à bord d’un taxi de passage par là.

Son champ d’action : le ressort du district de la Funa et de la Lukunga. C’est en solitaire qu’il aime souvent opérer. Ainsi seul devant sa conscience, il gère aussi seul ses butins. Mambo Ngembo sait qu’après les coups commis en équipe, le partage de butins pose toujours problème. D’où il préfère agir en « loup solitaire ». J.R.T

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