Trois hommes armés arrachent 9.300.000 FC et 2.200 dollars

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La pègre kinoise, toujours elle, n’a pas fini de nous faire voir de toutes les couleurs dans le domaine de la criminalité dans la ville de Kinshasa. C’est à croire que certains de ses membres jouissent toujours d’une impunité qui les pousse à poursuivre sans répit leur safari criminel. Car, on ne comprend pas comment ces brigands, souvent en petit nombre, opèrent même dans des secteurs hautement sécurisés où sont disséminées des résidences gardées par des policiers ou des militaires.

Dernièrement, c’est dans la commune de Barumbu où ces malfrats sont allés dévaliser un opérateur économique Ouest-africain. La composition de la bande et le montant du butin ne nous ont pas été communiqués. Toujours est-il que la police recherche activement ces bandits qui disposaient des armes de guerre et portaient des tenues militaires. Auparavant, des malfaiteurs étaient allés opérer au domicile d’un expatrié à Gombe. Serait-ce le même groupe ? Personne ne le sait.

Vendredi 3 avril 2015, sur avenue Tabora n° 5454, dans la mairie de Gombe, Samir Virani se reposait paisiblement dans son domicile.
A 20 H, alors qu’il suivait un film devant son poste téléviseur, la porte s’ouvrait soudain. A sa grande surprise, il voyait entrer trois hommes armés habillés en tenue qui n’étaient pas annoncés par sa sentinelle. Debout devant lui, ils lui ont pointé leurs armes en le sommant de leur remettre toutes  ses économies.

«Ne nous faites pas traîner ! a lancé d’un ton menaçant un membre de cette bande. Son comparse sera plus précis dans leur exigence.» «Vite, donne-nous des devises et des francs congolais que vous gardez dans votre maison»
Le sujet indien tentera à ses risques et périls de s’enquérir de leur irruption dans sa parcelle qu’il ne parvenait pas à s’expliquer. Il leur a demandé s’ils étaient passés d’abord par le veilleur de nuit qui aurait pu les annoncer. Mais c’était sans compter avec la cruauté de la pègre décidée à passer outre les règles de politesse.
Ensuite, ils entraînèrent brutalement l’infortuné vers sa chambre à coucher où ce dernier gardait ses économies.  De mains tremblotantes, Samir Virani va ouvrir son coffre-fort, sortir la somme de 9.300.000 FC et 2.200 dollars qu’il allait remettre aux malfaiteurs.
Leur mission accomplie, les trois brigands ont emporté leur butin et embarqué dans un véhicule qui les attendait devant la parcelle de la victime depuis plus d’une heure, le moteur en marche.
Plusieurs minutes plus tard, le sujet indien a retrouvé sa sentinelle Landu Mbaka, dans une position inconfortable, mains et jambes ligotées, incapable de se déplacer. Débarrassé de ses liens, le veilleur de nuit a raconté à son patron, son agression et son calvaire.
A l’en croire, il a entendu toquer à la porte d’entrée. Croyant avoir affaire aux visiteurs de son employeur, il a ouvert et s’est retrouvé face aux brigands armés en tenues militaires qui tenaient à le rencontrer.
Il avait tenté de les distraire pour aller prévenir le sujet indien. Malins, les malfaiteurs ont préféré le neutraliser pour pouvoir opérer en toute quiétude. On croit savoir qu’un autre membre de la bande était resté à l’entrée principale, assurant le guet. Sa tâche principale, empêcher toute entrée et alerter les autres membres du groupe, au moindre mouvement suspect.
Au niveau du commissariat provincial de la ville de Kinshasa, ce vol à main armée visant des sujets expatriés a poussé le premier commandant de la capitale à ordonner l’ouverture d’une grande enquête. C’est le Groupement de recherche et d’investigations qui a été chargé de traquer les malfaiteurs armés et en tenue.
Pour cet acte de banditisme, tout laisse voir que ces malfrats avaient certainement bénéficié de la complicité des proches de l’opérateur économique indien. Et l’enquête, avons-nous appris depuis lundi dernier,  ne fait que commencer.
J.R.T.

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