«Trois Glorieuses » de janvier 2015 : victoire inoubliable du peuple

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Près d’un mois après les « Trois Glorieuses » qui ont vu les Congolais de tous les coins du pays manifester contre l’alinéa de l’article 8 de la Loi électorale et exiger le respect de la Constitution, l’analyste politique et pasteur de la Communauté Baptiste du Congo (CBCO), Paul Diakiese, est revenu hier mardi 10 février 2015 devant les médias sur ces journées folles. Ces échanges ont eu lieu dans la concession de la CBCO à Bandal.

L’orateur a souligné que le mois de janvier 2015 restera gravé dans les annales de l’histoire de la RDC.  Les « Trois Glorieuses »  rappellent les journées du 4 janvier 1959, du 16 février 1992 et même du 30 juin 1960.
S’il est vrai que la RDC n’est pas le Burkina Faso et Goma n’est pas Bobo Dioulasso, une chose est sûre : les événements de janvier 2015 sont la conséquence du printemps de Burkina Faso. Désormais, a-t-il noté, il ne sera pas facile de charcuter les Constitutions en Afrique subsaharienne. Il suffisait d’un rien pour qu’il y ait insurrection en RDC. Les effets collatéraux enregistrés lors de ces événements auraient pu être évités si les manifestations avaient été correctement encadrées.
Paul Diakiese a relevé que la Majorité présidentielle vient de connaître son plus grand revers depuis l’avènement de l’actuel Chef de l’Etat à la tête du pays.

S’agissant de la pression populaire sur les parlementaires (Sénateurs et députés) pour les pousser à déconnecter le recensement du processus électoral de 2015 à 2016, il a reconnu qu’elle a été décisive, même si la mèche avait été allumée par des acteurs de l’Opposition, toutes tendances confondues, à travers des appels au refus de tout glissement du calendrier électoral global. Il a relevé aussi que l’homme de la rue en avait ras le bol du tripatouillage de la Constitution et de la Loi électorale, ainsi que de la mauvaise gouvernance des animateurs actuels des institutions de la République.

A son avis, le souverain primaire a largement déblayé le terrain de l’alternance politique.
Jean-Pierre Nkutu

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