Tripaix/Pont Kasa-Vubu : il accuse sa belle sœur d’avoir enlevé ses enfants

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Raymond Manonga Shilonda a attrait en justice sa belle-sœur, Julie Ngala, pour enlèvement de ses trois enfants mineures.  Le Tribunal de paix du pont Kasa-Vubu, siégeant en matière répressive au premier degré, a examiné cette affaire au cours de l’audience publique d’ hier mercredi 9 septembre 2015.

            Selon le plaignant, il était marié à la sœur de la prévenue. En 2010, son épouse avait pris la décision de rompre, pour des raisons inexpliquées et quitté la capitale pour la ville de Lubumbashi, où elle réside actuellement.

Comme il devait préparer la défense de son travail de fin d’études à l’université, a-t-il indiqué, il avait confié la surveillance de ses enfants aux membres de sa famille. Curieusement, on l’a informé, en date du 08 mars 2015,  de la disparation de sa fille aînée de 14 ans. Ce n’est que lorsqu’il avait appelé son épouse pour savoir si elle savait où se trouvait l’enfant, que cette dernière avait avoué que celle-ci était avec elle, à Lubumbashi.

Après cet incident, a-t-il poursuivi, il a préféré récupérer les deux autres filles, pour raison de sécurité. Mais, le 15 juillet dernier, il a une fois de plus constaté, à son retour du boulot, leur disparation, alors qu’il les avait laissées à la maison.

Interrogés, ses voisins ont laissé entendre que la prévenue venait de temps en temps chez lui, en son absence, pour rendre visite aux enfants. Après quelque temps, c’est le père de son ex-épouse qui l’a appelé pour lui demander s’il était au courant de la présence de ses enfants à Lubumbashi. Car, dit-il, son ex-beau-père  ne voulait pas que les choses se fassent en cachette. Raymond Manonga a souligné que c’est sa belle-soeur, Julie Ngala qui faisait voyager ses filles pour Lubumbashi.

Appelée à la barre, Julie Ngala a d’abord précisé qu’elle n’adresse plus la parole au plaignant, bien avant leur séparation. Et, chaque fois que les enfants passaient les vacances chez elle, son ex beau-frère ne cachait pas son mécontentement. C’est pour cela qu’elle avait décidé de ne plus les recevoir chez elle.

Concernant  les faits, elle a fait savoir que son ex-beau frère n’a jamais eu les deux pieds sur terre. D’ailleurs, le lieu de son habitation, après sa séparation avec sa sœur, n’est jamais connu. Pour conséquent, ses filles habitaient chez ses connaissances.

Elle a expliqué qu’elle n’a jamais enlevé ses enfants. Au contraire, elle était surprise de voir un matin la fille aînée du précité devant son portail, en larmes. La petite avait déclaré avoir été chassée par sa famille d’accueil. Connaissant son ex- beau frère, elle s’était gardée de l’appeler. Elle avait préféré informer sa sœur à Lubumbashi de la situation, afin qu’elle puisse trouver une solution.

En réponse, sa sœur lui avait demandé d’accompagner l’enfant vers le rond point Victoire, où quelqu’un allait venir la chercher pour l’amener à Lubumbashi. Peu après, une des amies de Julie l’avait appelée pour lui signaler que les deux filles de sa sœur étaient chez elle et refusaient de rentrer où elles étaient hébergées.

Elle était obligée d’appeler une fois de plus Lubumbashi, et sa soeur lui avait indiqué l’adresse où elle devait déposer les enfants, afin qu’elles la rejoignent à Lubumbashi. C’est ce qui fut fait.

En définitive, elle a estimé que le plaignant devrait traduire en justice son ex-épouse. Pour sa part, le tribunal a renvoyé l’affaire au 26 septembre pour l’audition des témoins.

Perside Diawaku 

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