Tripaix/Pont Kasa-Vubu : conflit d’honoraires : l’expertise de Vodacom contestée

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justice6Dans l’affaire inscrite sous le RP 10.384 relative à la citation directe de Me Idriss’a Shabani wa Shabid, avocat au Barreau de Bandundu, contre son ancien client, Ernest Ifeanyi Mwajiaku, l’audience d’hier jeudi 27 mars 2014 a failli tourner au vinaigre. Le plaignant et ses avocats ont contesté la qualité des représentants de Vodacom, notamment son conseiller juridique et un technicien.  

Alors qu’à l’audience du 20 mars, la même partie citante avait exigé la présence des experts de Vodacom afin de poursuivre l’affaire, la présence des experts de cette société n’a servi à rien à l’audience d’hier.

Le sms sur lequel Vodacom devait se pronocer date du mois de juin 2013. Le tribunal et le ministère public ont cherché à s’informer sur le délai, la conservation des informations, l’identité du propriétaire du numéro, etc. A ce sujet, le technicien de Vodacom a révélé que le système AIN est un serveur par lequel les données transitent  (sms comme appels). Ce serveur a une capacité d’accueill précise, raison pour laquelle Vodacom ne peut fournir des éléments d’informations qui datent de plus de six mois, parce que le service est obligé de supprimer les vieilles informations afin d’en conserver de nouvelles. Sinon le réseau sera saturé. Quant à l’identité du propriétaire dudit numéro, l’expert a souligné qu’à l’époque, certaines personnes ne s’étaient pas fait enregistrer.

On rappelle que Me Shabani prétend être victime des menaces de mort, des imputations dommageables et de faux en écriture de la part de son ancien client. Me Etienne Lombela, son avocat, devait démontrer les faits ayant porté préjudice à son client. Me Shabani prétend que son ancien client Ernest Ifeanyi l’aurait outragé par ces propos : « lokoso ya mbongo ebomisaka mutu. Na pesa Me Shabani ba mbongo ebele koleka oyo azali kosenga ba $ 3.000 na mususu, mais lelo oyo awangani yango, ça va ekosala eloko te, tokomona… ». Il a signalé que c’était en présence de son confrère Me Jean Claude Kululu et du Bâtonnier.

En répliquant, Me Charlène Yangazo Bukasa, un des avocats  d’Ernest Ifeanyi, a indiqué que son confrère, Me Kululu, avait reconnu les propos suivants : « Me Shabani na pesa yoba mbongo ebele … ». Quant aux propos « « lokoso ya mbongo ebomisaka mutu , ça va ekosala eloko te, tokomona… », il ne les avait pas entendus. C’était lors de l’audience de conciliation devant le bâtonnier.  L’intervention de Me Charlène était très importante, car elle a restitué la vraie version des faits.

Face à la contestation de l’expertise de Vodacom, le ministère public a suggéré une deuxième réquisition. Le tribunal a accepté la proposition. Ainsi, l’affaire est renvoyée au 10 avril 2014.

«Après douze audiences, on devait déjà trouver une solution à cette affaire dont le nœud est un conflit d’honoraires. La loi est très claire là-dessus. Me Shabani veut faire croire aux gens qu’il y a des infractions. Hélas ! Lui et sa défense sont incapables de démontrer les faits infractionnels qu’il impute à notre client. Ils exigent la présence de Vodacom et ensuite changent de position. Ce sont des manœuvres dilatoires », a martelé Me Didier Dimina.

Dorcas NSOMUE     

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