Tripaix/Ndjili : cousins, neveux, oncles… à la barre pour la parcelle de la rue Kikumbi

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Sengwa Marie Odile a assigné au Tribunal de Paix de Ndjili  son oncle paternel du nom de Benalanda Nzila Kanda  pour faux et usage de faux.  Les deux parties se disputent  la parcelle sise rue Kikumbi, numéro 3, quartier 6, commune de Ndjili. Le faux  mis à charge du prévenu   porte sur les titres parcellaires (livret de logeur entre autres)  détenus par le prévenu.  Ce dossier est enregistré au Tripaix de Ndjili sous le numéro RP 11876. L’audience d’hier mercredi 30 mai 2012 a été consacrée à la plaidoirie des avocats.
Le cité a  répondu  aussi aux questions du juge président.
 
Le go des interventions a été donné par le conseil de la partie demanderesse. 
Pour ces avocats, le faux  porte sur l’altération de la vérité. La partie citante est fille du feu Sengwa Vuele. Ce dernier, aujourd’hui décédé, avait acquis plusieurs biens immobiliers, entre autres, la parcelle sise rue Kikumbi,  3, commune de Ndjili.
Le  défunt n’habitait pas la capitale. Intéressé par l’offre d’une vente de parcelle à Ndjili, il  enverra de l’argent à  son neveu Sengwa Lutete et va lui demander par la même occasion  de finaliser cette transaction.
Le neveu en question va  effectuer l’opération et insérer les noms de ses propres enfants dans le livret de logeur. Quelques années plus tard, l’auteur intellectuel de ce faux est décédé.
Néanmoins, des témoins sont passés pour éclairer le tribunal. Entre temps, Benalanda, assisté par des avocats, a avoué au Parquet avoir altéré la vérité. Le PV établi à cette occasion  est un acte authentique.
Curieusement, il s’est rebiffé devant le tribunal. Benalanda soutient, à travers ses pièces,  que la parcelle querellée appartient à son cousin.
Avec la prévention de « faux et usage de faux », il y a l’acte matériel, l’intention de nuire et le désir de s’attribuer des avantages illicites. 
«Nous recommandons au tribunal de procéder à la confiscation des pièces détenues par le prévenu. La dangerosité de ce monsieur étant prouvée, le tribunal doit l’arrêter  et le condamner à la peine prévue par la loi. Les frais d’instance seront aussi à sa charge».
 
Une réplique appropriée
 
Le  conseil de l’autre partie a présenté une toute autre version des faits. Pour ce dernier, Sengwa Lutete  avait plusieurs parcelles. A sa mort, ses héritiers ont eu leurs parts d’héritage et ont cédé la fameuse parcelle de Kikumbi à la famille paternelle, représentée d’ailleurs par Benalanda.
Ce bien devait être vendu et le fruit de la vente réparti aux potentiels bénéficiaires. L’autre partie a bloqué  cette opération.
«Un jour, notre client a été enlevé par de « courtiers »  et acheminé au sous Commissariat Sainte Thérèse. Et placé  sous un mandat d’arrêt provisoire.  Le parquet  a instruit cette affaire pendant six à sept mois. Et nous a remis le PV de restitution  sur ordre du procureur. Le magistrat qui a établi le MAP a fait du trafic d’influence. Il aurait dû attendre le dossier atterrir dans son bureau et non le devancer. L’autre partie s’illustre par la tricherie. Et n’a versé aucun document.
En droit administratif, on parle de la théorie de l’acte contraire. Que les autres nous amènent un acte contraire pour nous confondre. Le grand frère de la partie citante a déjà comparu. A l’en croire, leur père n’a jamais fait allusion à la parcelle de Ndjili. En outre, c’est l’avenue Kumbi et non Kikumbi.
Nous  introduisons une demande   reconventionnelle   pour action téméraire et vexatoire. Et exigeons des DI de 5000 dollars américains. Et demandons aussi au tribunal de dire la requête de l’autre partie recevable et non fondée.
Benalanda Nzila a laissé éclater son étonnement devant  les agissements de la partie citante. A l’en croire, les encadreurs se sont mués en acheteurs. Il a dit avoir acquis la parcelle du quartier 6 de manière légale. Et est libre de la vendre. On l’a entraîné vers l’immeuble Sirop pour l’arrêter, a-t-il indiqué.
Reprenant la parole, le conseil de la partie citante a dit que la plaidoirie de leurs contradicteurs est vide. Il y a du méli mélo.  Nos moyens n’ont pas été énervés. La théorie de l’acte contraire n’a pas sa place ici. Le tribunal a dit enfin prendre l’affaire en délibéré.
 
Jean- Pierre Nkutu.
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