Tripaix/Gombe : enfants, tantes et oncles à la barre

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Deux jeunes gens dénommés Pululu Patamu et Nkemi, orphelins de père de leur état, ont assigné leurs tantes et oncles Kembi Hélène, Patamu Pedro et consorts au Tribunal de Paix de Gombe sous RC 6392. C’est une affaire fondée sur la concession d’état d’enfant. L’instruction de cette cause a eu lieu le vendredi 11 mai 2012  dans la chambre IV. 
En effet, les avocats de la partie civile Pululu Patamu et Nkemi ont indiqué au juge de Séans Taunya que leurs clients en tant qu’héritiers du feu David Nzuzi et de Mme Emile EWanga sont à la recherche de la paternité. Ils réclament ladite paternité  auprès de leur oncles et tantes qui ne veulent pas les considérer comme enfants de leur frère. Ils ont affirmé que ces derniers se sont partagé tous les biens laissés par David Nzuzi au mépris des demandeurs et pourtant, ils sont héritiers de la première catégorie.
 Du vivant du précité les défendeurs se fréquentaient de temps en temps, une forte harmonie régnait dans la famille, ont-ils indiqué. Mais une fois leur frère décédé, tous ont changé ils se sont mis à contester ses enfants à cause de la succession. Ils ont renchéri que la raison de cette protestation s’explique par le fait qu’ils ne veulent pas que ces derniers profitent du patrimoine laissé par leur papa. Les mêmes avocats ont relevé que les demandeurs ne peuvent pas être recusés par leurs tantes  qu’ils ont des trait de ressemblance et la même morphologie. C’est ce qui justifie leur appartenance à la succession. D’ailleurs Me Baende qui était un grand ami du feu David Nzuzi avait confirmé au parquet l’existence de cette paternité. Ces avocats ont fait constater au tribunal que les défendeurs sont conscients que les citants sont leurs enfants. Etant donné qu’il ya mauvaise foi dans le chef des défendeurs ont  soutenu ces conseils, ils ont demandé la recevabilité de la présente action et le paiement de dommages et intérêts de 50.000 dollars ainsi que 100.000 dollars pour les préjudices subis par leurs clients. 
En réplique, le conseil des défendeurs a martelé qu’en droit pour prouver la qualité d’une personne, on recourt aux pièces comme preuves et non aux traits de comme évoqué par la partie adverse.  Et dans le cas d’espèce, aucune pièce n’a été produite pour éclairer la religion du tribunal. Il a relevé que leurs clients n’ont jamais vu ni connu ces enfants du vivant de leur frère. C’est seulement lors de sa mort que ces enfants avaient apparu pour demander le testament.  Il a conclu qu’étant donné qu’aucune pièce légale n’a prouvé la fameuse paternité, que le tribunal rejette carrément  l’action sous examen. 
 
Muriel Kadima
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