Tripaix Pont Kasa-Vubu : la disparition de 15.000$  toujours au centre de la controverse

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Après l’instruction de l’affaire opposant l’opérateur économique Henri Kabeya à sa caissière Mimi Muya, les deux parties étaient invitées à l’audience d’hier mercredi 10 juin 2015, à plaider au fond  avec les moyens requis par le droit. Il est retenu à charge de la prévenue Mimi Muya, les infractions de vol, abus de confiance,  détention illicite des documents, tentative d’extorsion et tentative d’imputation dommageable.

Appelés devant la barre, les avocats du plaignant Henri ont expliqué que tout a commencé en date du 16 mars 2015     lorsque Mimi Muya, avait disparu de son lieu de travail, amenant avec elle les sommes de 15.000 $, 2.500$ et 940.000 FC. Elle avait également emporté tous les livres de caisse.

Après ces faits, la prévenue avait envoyé des messages téléphoniques à son ancien employeur, le menaçant de publier à travers les réseaux sociaux l’image de sa femme, en tenue d’Eve. Sauf si le plaignant lui versait la somme de 50.000$.  Les messages reprenaient les mots tels que «vous paierez tous les maux que vous m’aviez fait subir. Cette image fera l’objet de votre déshonneur…».

C’est alors qu’Henry s’est souvenu avoir remis à sa caissière  son nouveau téléphone acheté pendant son voyage  en Europe, pour qu’elle transfère les numéros se trouvant dans l’ancien répertoire. Il a estimé que c’est en ce moment que Mimi  avait copié cette image pour nuire à sa personne.

Les avocats d’Henri ont fait savoir que sa femme, depuis l’éclatement de cette affaire, ne vit plus sous le même toit que lui. Elle ne sait pas si la prévenue a déjà montré ou transféré cette vidéo à des tierces personnes, surtout que Mimi avait avoué, aux audiences précédentes, qu’elle avait perdu ledit téléphone.

Ils ont par ailleurs présenté en tribunal la vidéo exposant la nudité de ladite femme  ainsi que des textos, que Mimi envoyait à son employeur.

C’est ainsi qu’ils ont demandé au tribunal de dire recevable la présente action, d’établir en fait comme en droit toutes les infractions retenues à charge de la prévenue, d’ordonner la restitution des sommes emportées ainsi que les documents qu’elle détient jusqu’à ce jour, de la condamner aux dommages et intérêts de 200.000$ et d’ordonner son arrestation immédiate.

Répliquant à toutes ces accusations, les avocats de la prévenue ont fait savoir que tout part du moi de mars 2013. En effet, ont-ils raconté, Henri Kabeya prend langue avec le père de Mimi, l’un de ses grands fournisseurs, pour que celui-ci lui trouve une caissière. Le père de Mimi lui propose sa fille, qui est embauchée le lendemain. Mais Henri lui signifie que l’agence dans laquelle elle va travailler, se trouve dans la ville de Kikwit et qu’il faut effectuer un voyage pour lui permettre de s’enquérir de son nouveau lieu de travail.

Arrivés sur le lieu, son employeur lui propose d’aller ensemble visiter la ville, étant donner qu’elle était nouvelle, et vont atterrir dans une terrasse dans laquelle Henri va proposer à son employée de prendre une boisson alcoolique. Malgré le refus de Mimi, Henri l’oblige de boire. Aussitôt prise, ont poursuivis les avocats, Mimi perd toutes ses facultés et tombe dans l’inconscience. C’est pendant cette nuit que son employeur va abuser d’elle.  Mimi, à son réveil le lendemain, ne pouvait que constater les dégâts. Les avocats ont soutenu qu’Henri se livrait à cette aventure à plusieurs reprises. Pour sécuriser son commerce et se rassurer que Mimi n’allait pas divulguer ce secret, le plaignant va  lui  promettre la somme de 50.000$ et lui donner à titre de gage, l’image de sa femme en tenue d’Adam, à restituer une fois que la promesse faite sera.

 Ils ont par ailleurs fait savoir que leur cliente envoyait des texto au plaignant parce que ce dernier commandait des gens pour voler ledit téléphone puisqu’il contenait l’image de sa femme.

Concernant les infractions retenues à charge de leur cliente, ils ont demandé au tribunal de se déclarer incompétent, car les peines requises par ces infractions dépassent sa compétence.

D’où, ils ont demandé au tribunal de condamner Henry aux dommages et intérêts évalués à  200.000$,  pour tous les préjudices infligés à leur cliente. Et d’acquitter Mimi Muya.

         Le ministère public a également demandé au tribunal de se déclarer incompétente pour statuer dans la présente cause.

Pour sa  part, le tribunal a pris l’affaire en délibéré.

Perside Diawaku

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