Les travailleurs de l’OCC tirent la sonnette d’alarme !

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Les cadres et agents de l’Office Congolais de Contrôle, OCC, n’ont pas
voulu attendre de peur qu’ils se retrouvent devant un fait accompli
face à la menace de libéralisation du secteur de contrôle de qualité
qui menace leur entreprise. Voilà qui justifie la tenue, le samedi 11
août 2018 à la paroisse Notre Dame de Fatima, de l’assemblée générale
du syndicat majoritaire en l’occurrence « Syndicat autonome des
travailleurs de l’Office congolais de contrôle, SATOCC ».
Réunis au sein de ce mouvement de revendication légale, lequel
rassemble la grande majorité des employés, ils ont lancé un message
d’alerte aussi bien en direction des autorités du pays que du comité
de gestion de leur entreprise afin de les interpeller sur les dangers
que court ce service spécialisé de l’Etat auquel revient la plénitude
de contrôle de qualité de toutes les marchandises qui entrent sur le
territoire national, avant leur mise en vente.
Cette assemblée générale axée sur le thème « Quel avenir pour l’OCC ?
», a commencé par la communication du Secrétaire général du SATOCC,
Jean Louis Minga avant que le débat ne soit ouvert.
Il a d’abord fait le point de l’évolution de la situation au sein de
la commission de révision des grades qui a été mise en place par le
Conseil d’administration de leur entreprise, suite à la pression des
travailleurs, à travers le Syndicat autonome des travailleurs de
l’Office congolais de contrôle.
Puis, Jean louis Minga a abordé l’épineuse question des dangers qui
quettent l’avenir de l’OCC. Le premier danger, c’est cette
condamnation fantaisiste de l’entreprise à payer en faveur d’un privé
la somme de 18 millions de dollars américains, somme qui représente
près de 4 mois de l’enveloppe salariale mensuelle de l’OCC qui se
chiffre à 5 millions de dollars USD.
Le deuxième danger consiste en la menace qui pèse sur l’Office
Congolais de Contrôle, celle de libéralisation du contrôle de la
qualité des produits à l’import comme à l’export. Alors que cette
prérogative revenait exclusivement à l’Etat congolais. Raison pour
laquelle, alertés, les travailleurs ont décidé de réagir immédiatement
sans trop attendre que les choses se gâtent.
A l’issue du débat, il a été décidé de passer à l’étape des actions
afin de barrer la route à la matérialisation de ce projet qui menace
l’avenir de l’Office Congolais de Contrôle et celui de ses
travailleurs. Une déclaration a été lue à cet effet. Dans celle-ci,
les cadres et agents de l’OCC réunis au sein du SATOCC dénoncent la
complicité de certains fils et filles maison qui coopèrent à ce projet
de libéralisation de l’OCC. Puis, ils ont recommandé à la Direction
générale de révisiter tous des contrats avec les tiers qui ne
profitent pas à l’entreprise.                              Dom

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