Transports congolais malades : la société civile propose des pistes de sortie

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Le secteur des transports en République Démocratique du Congo connait des sérieux problèmes de part le fonctionnement des services étatiques y afférents. A cet effet, le cadre pour la mobilisation sociale « CMS », une organisation de la société civile en collaboration avec le Réseau Proddes a organisé une journée d’échanges sur la problématique de la gouvernance et la sécurité des biens et des personnes dans le secteur des transports. Cette journée a eu lieu le mardi 15 juillet 2014, dans une salle de conférence de la place.

Ayant pour objectif de cerner les contours et les enjeux de la gouvernance du secteur des transports, cette journée était ouverte et clôturée par Dany Ndombele, secrétaire permanant du Réseau Proddes.

Les participants a cette rencontre, tous membres des organisations de la société civile, ont fait un état des lieux dudit secteur en général. Cette analyse des questions pertinentes était faite selon chaque catégorie en partant commençant par le transport aérien, fluvial, maritime, routier, ferroviaire, etc.

Pour mieux comprendre le sujet, les participants étaient comités à la projection d’un élément du  ministre des Transports et voies de communications sur l’état des lieux des transports en RDC.

Après cette projection, un exposé a été fait : la problématique de la sécurité des biens et des personnes dans le secteur des transports au Congo par Gengoul Kikontwe, directeur administratif  et financier du GET. Le deuxième était basé sur la gestion de l’espace aérien de la RDC par un agent de la Régie des Voies Aériennes.

Après les exposés et échanges en commun, les participants étaient repartis en groupes de travail. Les membres du groupe avaient le devoir de soulever et relever les forces, les faiblesses, les recommandations ainsi que les actions à mener en tant qu’organisation de la société civile.

Chaque groupe a souligné qu’il existe :

– des textes légaux qui réglementent le secteur ;

 – des entreprises ou instances des régulations dotées de la personnalité juridique ;

– existence des matériels du travail ; etc.

– Non respect des textes légaux par les instances ;

– Carence des investisseurs dans les différents secteurs ;

– Bon nombre d’entreprises sont en faillite ;

– Absence d’une compagnie aérienne nationale ;

– Manque de crédibilité sur le plan international ;

– Pas de rigueur dans la délivrance des permis de conduire autos et permis d’exploitation (compagnies aériennes) par les instances habilitées ;

– Non certification des compagnies aériennes opérant en RDC ;

– Outils de travail en état de délabrement (trains, navires, bateaux, avions, etc) ;

– Multiplicité des taxes dans le secteur maritime, aérien, etc.

–   Surfacturation des marchandises (ceci cause la hausse des produits et même les denrées alimentaires provenant de nos provinces) ; etc.

Pour palier cette situation, les participants ont formulées des recommandations dans le sens de la responsabilité du gouvernement. Il doit être responsable et sauvegarder la souveraineté de l’Etat en exigeant le respect des lois élaborées, adoptées par le parlement et promulguer par le président de la république. Cependant, il doit aussi procéder à la relance des entreprises en faillite, à la réhabilitation des infrastructures routières et ferroviaires, etc.

   Au sortir de ces travaux, les participants ont élaboré une feuille de route pour les actions prioritaires à mener.

Dorcas NSOMUE  

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