Traite d’êtres humains : l’OIM pour la réparation des préjudices subis par les victimes

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L’humanité entière célèbre ce lundi 30 juillet la « Journée mondiale
de la lutte contre la traite d’êtres humains ». Pour cette année 2018,
l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et les Nations
unies appellent à la conjugaison d’efforts par tous – les Etats, les
entreprises publiques et privées, ainsi que les organisations
internationales – pour mettre définitivement un terme à la traite
d’êtres humains, et songer à la réparation des torts causés aux
victimes de cette pratique odieuse.
En marge de cette célébration, le Chef de Mission de l’OIM en RDC,
Jean Philippe Chauzy a lu, hier dimanche au siège de son organisation
sis dans l’enceinte du complexe Utexafrica devant les journalistes,
les messages du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres et du
Directeur général de l’OIM William Lacy Swing, adressés au monde
entier pour que tous s’impliquent pour combattre ce fléau.
« La traite des êtres humains est multiforme et ignore les
frontières. Trop souvent les trafiquants agissent en toute impunité,
et leurs crimes sont loin de recevoir l’attention requise. Cela ne
peut plus durer.
L’Onu est déterminée à prendre des dispositions pour que les
trafiquants soient en justice tout en s’attachant à protéger et
soutenir leurs victimes. Les droits des victimes doivent devenir la
priorité – qu’il s’agisse des victimes des trafiquants, des passeurs
ou d’autres formes modernes d’esclavage ou d’exploitation », souligne
Antonio Guterres dans son message de circonstance, en qualifiant la
traite des êtres humains comme un crime odieux qui se nourrit des
inégalités, de l’instabilité et des conflits. Les enfants, les jeunes,
les migrants et les réfugiés constituent la première cible visée par
ceux qui se nourrissent de cette pratique. Sans oublier les femmes et
les filles placées souvent dans la ligne de mire, car victimes
d’exploitation sexuelle, de prostitution forcée ou contrainte, de
mariage forcé et d’esclavage sexuel.

Swing pour l’implication de tous

Pour sa part, le Directeur général de l’OIM, qui dénonce la traite des
êtres humains avec ses corollaires, plaide pour l’indemnisation des
victimes par leurs « bourreaux » qui se recrutent généralement dans le
secteur privé.
Pour ce faire, il invite les Etats à qui revient en priorité le
devoir de veiller à la protection des personnes, à mettre en place des
politiques appropriées en vue d’éradiquer cette pratique vieille et
dégradante qui viole les droits de l’homme.
« Chaque année, des millions de migrants sont victimes de la traite à
l’intérieur et au-delà des frontières et se trouvent pris au piège du
travail forcé. Parfois, des hommes et des femmes sont contraints de
travailler par la force, subissant des violences, des menaces ou des
manipulations psychologiques. Souvent endettés à cause des procédures
de recrutement ou des conditions d’emploi iniques, ils doivent en
outre faire face aux pressions énormes de leurs familles et de leurs
communautés, qui peuvent elles-mêmes avoir contracté des dettes
simplement pour leur permettre d’entamer leur recherche d’empli »,
souligne-t-il en insistant pour la réparation des préjudices subis par
les victimes.
Face à ce phénomène qui n’épargne aucun secteur de la vie sociale, le
Directeur général de l’OIM recommande aux gouvernements, aux
responsables d’entreprises, particulièrement celles du secteur privé
ainsi qu’aux organisations de la société civile de tout mettre en
oeuvre pour que cesse la traite des êtres humains. Pour cela, il note
la nécessité de réparation des torts subis par les victimes.
Dom

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