Thambwe Mwamba passe … Boshab à la trappe !

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Candidat « indépendant » soutenu par le FCC (Front Commun pour le Congo), Alexis Thambwe Mwamba a été élu, le samedi 22 juillet 2019, président du bureau définitif du Sénat face à son challenger, Modeste Bahati Lukwebo, « Autorité morale » de l’AFDC-A (Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés).

Sur 91 sénateurs que compte le FCC au sein de la chambre haute du Parlement, l’ancien ministre de la Justice a obtenu 65 voix, contre 43 à son adversaire, qui n’a que 11 sénateurs.

Ces résultats démontrent que plus d’une vingtaine de sénateurs du FCC ont voté pour le frondeur Bahati.

            Dans son discours de circonstance, aussitôt après son installation au perchoir du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba a réaffirmé son attachement à un Sénat ouvert, respectueux des droits et libertés de chaque groupe.

            Pour le nouveau speaker de la chambre haute du Parlement, l’institution désormais sous sa direction devra soutenir le gouvernement chaque fois que l’intérêt de la République Démocratique du Congo l’exigera et elle devra dire non chaque fois que l’intérêt de la République Démocratique du Congo sera menacé, et cela en âme et conscience.

            Alexis Tambwe Mwamba qui succède à celui qu’il considère comme son père spirituel en politique, entendez Léon Kengo Wa Dondo, à la tête du Sénat, a promis de mettre  toute son expérience à contribution pour assurer l’indépendance de la chambre haute du Parlement vis-à-vis des pouvoirs exécutif et judiciaire.

            Pour sa part, Modeste Bahati a sportivement accepté sa défaite. En bon démocrate, l’ancien ministre du Plan a promis de mettre son expertise au service de l’actuel bureau du Sénat, pour l’intérêt supérieur de la Nation. Il s’est réjoui d’avoir pioché 22 voix au sein du FCC. 

Boshab à la trappe ! 

            Si pour le poste de président du Sénat, le ticket du FCC a raflé la mise, ce n’était pas le cas pour le fauteuil de 1er vice-président. Ici, la famille politique de l’ancien président de la République, Joseph Kabila a enregistré un véritable séisme.

Son joker, Evariste Boshab, a subi un revers inattendu.

Il a été battu par Samy Badibanga, l’ancien Premier ministre issu du Dialogue de la Cité de l’Union Africaine (septembre – octobre 2016).

On signale qu’au terme du dépouillement, il a été crédité de 60 voix contre 43 à Evariste Boshab.

José Makila roulé dans la farine par le FCC 

            Un autre fait marquant de l’élection du bureau du Sénat était la défaite du poulain de José Makila, candidat au poste de questeur adjoint. En effet, Jean-Pierre Zagbalafio de l’ADT, présent sur le ticket du FCC, a été battu au second tour par Rolly Lelo.

            Pour le poste de deuxième vice-président, de questeur et de rapporteur, les consignés données par Joseph Kabila, via Néhémie Mwilanya, coordonnateur de son regroupement politique, ont  été scrupuleusement respectées par la troupe.

Ainsi donc, John Tibasima a été élu deuxième vice-président, Maurice Kahumba rapporteur, Éric Rubuye questeur et Rolly Lelo questeur adjoint.

            C’est le lieu de signaler aussi que Sonna Kamitatu de Lamuka, fille d’Olivier Kamitatu, directeur de cabinet de Moise Katumbi, a remporté l’unique poste de rapporteur adjoint au bureau du Sénat réservé à l’opposition.Eric Wemba

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