Tension à Kolwezi : 25.000 creuseurs jetés dans la rue !

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 Les organisations humanitaires et de la société civile, les leaders locaux et notables de la ville de Kolwezi tirent la sonnette d’alarme face à la situation d’insécurité sociale qui guette cette partie de la province du Katanga à la suite de l’annonce de la fermeture de la zone d’exploitation artisanale de Kawama. Ordonnée depuis le 14 juin dernier par un arrêté du ministre des Mines, cette décision s’est immédiatement fait suivre par un jugement du tribunal de Commerce de Lubumbashi du 16 juin 2010  enjoignant aux 25.000 exploitants artisanaux l’ultimatum d’évacuer le site de Chabara dans 2 mois. Sentence prise au profit de la société Dino Steel International, celle-ci a conclu, en février dernier, une convention d’entreprise commune avec la Générale des carrières et des mines(GECAMINES) et pour laquelle elle s’est engagée à verser le montant d’un million de dollars à titre de « pas de porte ». Somme jugée insignifiante et dérisoire par les animateurs sociopolitiques de la région, tout en dénonçant la conclusion d’un nouveau contrat léonin.

            Interrogé à cet effet, l’élu de Kolwezi, le sénateur Patrick Kakwata Nguza, fraichement rentré des vacances parlementaire, a déploré cet accord et ce versement qui s’est fait sans étude de faisabilité sérieuse et surtout dans l’opacité totale. « Il n’y a pas eu d’appel d’offre pour l’exploitation du gisement Chabara couvert par le permis d’exploitation 658 » a-t-il clamé, tout en s’étonnant du revirement du ministre Kabwelulu qui, au mois d’avril dernier,  annulait la même convention. Raisons avancées par le ministre, rappelle-ton, l’absence de l’évaluation du gisement, la répartition du capital social avant étude de faisabilité, la fixation des royalties sur le chiffre d’affaire net au lieu du chiffre d’affaire brut etc.       

            Somme toute, cette situation a répandu un climat malsain à Kolwezi que des nombreux leaders et organisations locaux appellent à l’apaisement qui doit passer d’abord par la restitution des zones d’exploitations artisanales, leur reconsidération comme zone pilote de la RDC et le respect des décisions du gouvernement provincial dont les responsables avaient réussi à décanter la crise.  Pour eux, escamoter ces pistes serait faire le lit à toutes les initiatives de sabordement de la paix dans la contrée de Kolwezi où la Gécamines n’a pas que ces deux carrés du site de Kawama.

Tshieke Bukasa  

 

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