Taximan ou escroc ?

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taxi_kinshasaLes éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC) du Camp Lufungula sont depuis jeudi 17 mars à la recherche d’une voiture dorée dont le numéro de la plaque d’immatriculation n’est pas bien précisé, mais comporte les quelques chiffres suivants : 3834 et 01 à la fin. En moins d’une semaine, le conducteur de ladite voiture a réussi à escroquer deux personnes, a renseigné une source policière au journal

Le Phare. La victime du jeudi n’est autre que mademoiselle Nadine Matumbuele Sita. Vingt-cinq ans révolus, celle-ci habite sur l’avenue Lukau n°2 au quartier Bangu, à Binza Delvaux, dans la commune de Ngaliema.

Ce jour-là, Nadine Sita est montée à bord de la voiture en question à Kintambo –Magasin en direction de l’avenue des Huileries séparant les communes de Kinshasa et Lingwala. Dans son sac, elle avait mis toutes ses pièces scolaires, notamment son Certificat d’Etudes Primaires, son Diplôme d’Etat obtenu en 1999 avec 63%, ses Attestation de réussite de Graduat obtenu en 2003 avec 63% et de Licence obtenue à l’Université Pédagogique Nationale avec 63% en vue de les faire photocopier.  Seule à bord, elle a vu le chauffeur prendre son téléphone et composer un numéro pour appeler quelqu’un qui l’attendait sur l’avenue Bangala.

C’est ici que le coup sera joué. Le taximan s’arrête et indique à mademoiselle Nadine une parcelle pour faire signe à son client de tout à l’heure  de venir prendre place à bord de la voiture. Sans se douter de rien, Nadine descend et laisse son sac au siège avant où elle était assise. L’on s’étonne dans la parcelle parce que personne n’attendait un taxi. Quand Nadine retourne c’est juste pour constater le départ en trombe du taximan. Inconsolable, elle a pris une moto pour aller déposer une plainte contre inconnu au Camp Lufungula. C’est lors de son passage samedi pour connaître la suite qu’elle apprendra qu’une autre victime est venue se plaindre en donnant les indications de la même voiture. Il reste à savoir jusque à quand le 3834/01 va opérer en pleine ville de Kinshasa, car la liste de ses victimes ne fait que s’allonger.

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