Taux élevé du cancer : les Africains invités à mener un combat efficace 

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Le monde entier a célébré, lundi  04 février  la Journée mondiale de lutte contre le cancer. Pour l’année 2019, cette journée est consacrée à la prévention, la détection et le traitement du cancer, étant donné que le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire anormalement importante au sein d’un tissu normal de l’organisme, ce qui menace sérieusement la survie du malade.

 Sous le thème « Je suis et je vais », le Dr Matshidiso R.Moeti, directrice  régionale de l’Organisation Mondiale de la Santé,  a invité les Africains à se faire dépister puisque c’est le meilleur moyen d’éradiquer cette maladie.

            Avant d’ajouter que « Les principaux facteurs d’augmentation de la charge cancéreuse en Afrique comprennent l’exposition accrue aux facteurs de risque connus tels que le tabagisme, la sédentarité, la mauvaise alimentation, l’usage nocif de l’alcool et la pollution environnementale. Les mutations épidémiologiques et démographiques en cours font partie des autres facteurs qui contribuent à l’alourdissement du fardeau du cancer en Afrique. En somme, la charge due au cancer s’alourdit à mesure que s’allonge l’espérance de vie des Africains, qui se justifie en grande partie par une meilleure surveillance des causes infectieuses de la mortalité et de la morbidité cancéreuses.

            Parmi d’autres facteurs responsables de la lourde charge de cancer en Afrique figurent le manque criant d’informations sur les signes et symptômes précoces du cancer, le diagnostic tardif, les diagnostics erronés, le manque de systèmes d’orientation-recours ou leur inadéquation, les difficultés d’accès aux soins et aux traitements, les coûts catastrophiques du traitement et des médicaments, sans oublier la faiblesse des systèmes de soins de santé. Dans le monde entier, seuls 26 % des pays à faibles revenus ont déclaré disposer de services de pathologie dans le secteur public, et seuls 30 % de ces pays s’étaient dotés des services de traitement du cancer. En revanche, 90 % des pays à revenus élevéd peuvent offrir de tels services », a souligné la directrice régionale.

            Cependant, les chercheurs et spécialistes du monde entier ont épinglé les cancers les plus fréquents qu’on retrouve chez les femmes comme les hommes, notamment le cancer de la prostate, le cancer du sein, le cancer colorectal, le cancer du poumon et le cancer de l’utérus.  Raison pour laquelle, cette journée du 4 février doit interpeler toutes les couches sociales. L’implication de tous dans la lutte contre le cancer demeure indispensable. Ceci est d’une grande importance au regard des statistiques inquiétantes.

            C’est ainsi que la directrice régionale encourage chacun d’entre nous à opter pour des modes de vie sains. Il convient d’adopter des comportements judicieux, notamment une alimentation équilibrée, qualitativement et quantitativement,  la pratique d’une activité physique ou d’exercices appropriés, et de recevoir des interventions cliniques adaptées pour prévenir le cancer. Pour continuer à vivre en bonne santé, l’on doit également se faire vacciner contre le cancer, en particulier contre les cancers du foie et du col de l’utérus, éviter les causes connues du cancer et bénéficier d’une prise en charge attentive en cas d’exposition à d’autres agents cancérigènes.

Message fort aux dirigeants africains

        « J’exhorte l’ensemble des parties prenantes et particulièrement les gouvernements africains, qu’ils soient locaux, étatiques, provinciaux, nationaux ou supranationaux, à créer un environnement où les facteurs de risque de cancer tels que l’usage nocif de l’alcool et le tabagisme sont atténués et un environnement où les citoyens maintiennent un bon niveau d’activité physique, ainsi qu’un poids sain et une bonne nutrition. Couplée à la création d’une culture de la santé, la prévention du cancer est une mission essentielle qui incombe aux pouvoirs publics, au-delà des départements ministériels qui s’occupent traditionnellement des questions de santé, dont particulièrement les ministères de la Santé. Les parties prenantes devraient s’atteler à résoudre le problème posé par l’accès insuffisant aux diagnostics et aux traitements anticancéreux, le manque de connaissances sur le cancer et la faible sensibilisation aux questions de santé, l’inadaptation du matériel de prévention du cancer sur le plan culturel, la méfiance à l’égard du système de soins de santé et le fatalisme en ce qui concerne la guérison du cancer », a conclu le Dr Matshidiso.

 Dorcas NSOMUE

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