Suspension de centres de compilation par la Ceni : Daniel Ngoy Mulunda s’est expliqué devant la classe politique

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Le bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni),  a conféré, samedi 24 décembre à son siège sur le boulevard du 30 Juin,  tour à tour avec la majorité sortante au pouvoir dans son ensemble et l’opposition  politique. Au cœur de  cette rencontre pédagogique :  fournir aux acteurs politiques congolais de plus amples  explications sur  le pourquoi de la suspension des travaux dans les Centres locaux de compilation  des résultats (CLCR)  en ce qui concerne les législatives nationales, ce  en attendant l’arrivée de l’expertise technique internationale afin de permettre à la Ceni d’établir la traçabilité des données. Car, depuis que la Ceni procéde à la publication partielle des résultats province par province, les dénonciations des fraudes se font de plus en plus entendre.

Aux uns et aux autres, Ngoy Mulunda a affirmé  que dans le souci de crédibiliser le processus électoral en cours dont la contestation ne faiblit pas à tous les niveaux, mais surtout depuis la publication des résultats partiels des législatives nationales,   le bureau de la Ceni a accepté l’aide internationale  afin de rassurer tout le monde. Cette expertise, a-t-il indiqué,  est de nature à  sécuriser tous les acteurs politiques afin que ces derniers soient bien informés et qu’ils ne puissent pas se fier aux fausses rumeurs afin de dissiper le malentendu sur la suspension des activités de  ces centres de compilation.

Dans la même logique, Jacques Djoli, vice-président de cette institution, a  quant à lui reconnu que l’expertise internationale est la bienvenue  en ce moment où la pression est énorme pour aider la Ceni à recadrer et corriger les faiblesses du processus électoral, afin d’arriver à un résultat qui reflète réellement la vérité des urnes et non le contraire. Répondant à cette question qui tient l’opinion en haleine  depuis l’annonce de cette coopération du fait que le scrutin était couplé, qui selon une certaine opinion mutatis mutandis, pourquoi  avoir accepté l’expertise internationale pour les législatives et non pour la présidentielle alors que le scrutin était couplé, Jacques Djoli, a brandi le caractère indiscutable de l’arrêt de la Cour suprême en ce qui concerne le contentieux de la présidentielle qui ne doit souffrir d’aucune contestation.

Porte-parole de sa famille politique lors de cette rencontre, Aubin Minaku pour la Majorité présidentielle s’est engagé à être l’intermédiaire de la Ceni auprès de tous les sociétaires de cette plate-forme qui soutiet Joseph Kabila.
Tout en se félicitant de cette initiative louable de la part de la Ceni, Thomas Luhaka qui parlait au nom de l’opposition, s’est dit heureux, puisque au moment où les preuves des fraudes, de tripatouillages et de maquillage  des résultats s’accumulent, l’expertise arrive à point nommé pour aider  de manière efficace à  résoudre cette énigme qui fait qu’à l’Est du pays, notamment,  dans plusieurs bureaux de vote et centre de vote,  les suffrages exprimés sont largement supérieurs au nombre des votants.

A.Vungbo

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