Suppression des postes: la Monusco s’explique

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La conférence de presse bi- mensuelle de la Monusco d’hier mercredi 8 mai 2019 a été dominée par les revendications  ces derniers jours des agents locaux qui prestent dans cette mission onusienne et  dont certains sont    aujourd’hui au chômage. Pourquoi observe-t-on une grande disparité entre nationaux et expatriés sur ce problème des départs ?

Les partants vont-ils bénéficier des indemnités de fin de service ? Est- ce aussi  le cas avec Radio Okapi ?

La  porte-parole de la Monusco, Florence Marchal, a soutenu lors de la conférence de presse d’hier que  la Monusco utilise 3252 personnes et les Congolais se taillent la part du lion avec 2152 agents, soit 66 %.

Quant à la nouvelle vague la suppression des postes  d’une frange du personnel de la Monusco, elle a précisé que sur 764 agents concernés, 522 sont des nationaux. Cela s’explique par le fait que trois antennes de la Monusco viennent d’être fermées.  A titre d’exemple, les  nationaux travaillant  dans le volet du soutien au processus électoral sont  concernés par ce dégraissage des effectifs.

            Néanmoins, la raison principale de cet assainissement est la diminution constante du budget de la Monusco. A en croire la conférencière, le budget de l’ONU alimenté par les Etats membres est en baisse depuis 2013.

            Cette réduction du budget de l’ONU rejaillit naturellement sur celui de la Monusco.

Elle a laissé entendre que les citoyens des pays contributeurs se demandent où vont l’argent qu’ils versent au titre d’impôts. Les contraintes de politique intérieure ne laissent pas toujours  beaucoup de marge de manœuvre aux dirigeants, qui  sont  contraints de revoir leurs contributions financières à la baisse.

            Florence Marchal a insisté sur la nécessité de parler de suppression des postes et non de licenciements d’une partie du personnel.

            Quant aux agents de Radio Okapi, elle a précisé que ces suppressions concernent toutes les catégories.

            Elle a laissé entendre que le problème des indemnités de fin de service est réglé au niveau de New York et non ici à Kinshasa. En clair, il y a des procédures administratives pré- établies pour résoudre ce genre de problème et ces indemnités sont fixées selon  le type de contrat conclu.

            L’autre précision donnée hier  est que les discussions pour l’adoption du budget de la Monusco pour l’exercice 2019-2020 sont en cours à New York. Il sera adopté dès le 1er juillet 2019, prenant soin de préciser que ce budget est préparé ici à Kinshasa.

            L’autre information  livrée aux médias concerne l’accident mortel qui a causé la mort le dimanche 5 mai 2019  dans la soirée à Nsele, de Begum Rowshan  Ara, inspectrice générale de la Police du Bangladesh. Le véhicule dans lequel se trouvait cette gradée de la Police bangladaise a été violemment heurtée par un camion. La commandante de l’unité de police constituée  des policières bangladaises qui était dans ce véhicule, était blessée et hospitalisée.

            En visite de travail en RDC, Begum Rowshan Ara était venue honorer ses consoeurs policières déployées en RDC.

            La mission de l’ONU en RDC s’associe à la Représentante spéciale du Secrétaire général en RDC pour présenter ses condoléances à la famille de la victime, à ses collègues et au gouvernement bangladais.

            L’évasion des assassins des experts de l’ONU s’est invitée à cette sortie médiatique.  La porte- parole de la Monusco a établi un lien entre cette évasion et la problématique des prisons congolaises. Les problèmes de détention et de sécurité se posent avec acuité dans les prisons de la RDC. Elle a ajouté que les agents de la Monusco se sont rendus à Kananga pour être mieux éclairés sur cette évasion.

            Hormis ces faits, on doit épingler l’attaque d’un groupe armé survenue hier mercredi matin à Butembo et qui a causé la mort de huit assaillants. La Monusco a déployé une force de réaction pour appuyer les FARDC engagées dans la lutte contre des groupes armés. Quelques assaillants ont été tués.

            Cet incident n’est pas une bonne chose quand on sait que cela survient dans une zone où sévit la fièvre à virus Ebola. Jean-Pierre Nkutu

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