Succession de Nangaa : mise au point des confessions religieuses de la RD Congo

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1. Les Chefs des Confessions religieuses, membres de la plateforme des confessions religieuses de la République Démocratique du Congo, ont suivi le communiqué publié par la CENCO et l’ECC sur la désignation de leur délégué à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), et relayé par les médias tant nationaux qu’internationaux.

2. La présente mise au point est publiée pour restituer la vérité à l’opinion et fermer à tout jamais la porte à toute velléité de malveillance visant par l’intoxication à jeter gratuitement l’opprobre sur les Chefs des confessions religieuses.

3. Réunis au complexe scolaire Cardinal Monsengwo le mardi 02 juin 2020, les Chefs des confessions religieuses ont confié à leur Secrétariat technique, la tâche de mettre ensemble les dossiers de candidatures reçus et de procéder à la présélection des meilleurs profils pour faciliter la désignation du délégué commun à la CENI.

4. Le samedi 06 juin 2020, les membres du Secrétariat technique de la plateforme se sont retrouvés à la Cathédrale du Centenaire protestant sous la direction de leur Coordonnateur, Monsieur l’Abbé Donatien NSHOLE. Le Secrétariat technique a réuni 24 dossiers de candidatures avant d’en sélectionner six (6) sur base du CV et particulièrement du niveau d’études et de l’expérience du candidat dans le domaine électoral.

5. Le lundi 8 juin 2020, les Chefs des confessions religieuses se sont retrouvés au complexe scolaire Cardinal Monsengwo pour recevoir le rapport du Secrétariat technique et désigner leur candidat commun.

6. Les Chefs des confessions religieuses ont approuvé le rapport du Secrétariat technique leur présentant six candidats.

7. C’est lorsqu’il fallait départager les six candidats que les discussions sont devenues difficiles suite au refus de la présidence de la réunion d’appliquer les outils minutieusement préparés et unanimement adoptés en amont en vue d’une sélection objective et dépassionnée.

8. Trois de six candidats ont été accusés d’être portés par une force politique et de ce fait, pour réussir le pari d’une désignation consensuelle, ces trois candidats ont été écartés. Il restait ainsi en lice les candidats Ronsard Malonda, Eale Bosela et Cyrille Ebotoko.

9. Poussant plus loin avec la logique d’élimination progressive des candidats, le cardinal a retiré la candidature portée par la CENCO (Cyrille Ebotoko) au motif  que le candidat n’a pas le poids et la carrure de la fonction. Deux candidats vont rester aussi en lice.

10. Par la suite, il a été prouvé que l’un de deux candidats restants, à savoir le Révérend Professeur Eale Bosela, est dans une affiliation politique – Alternative pour la République – qui l’a aligné comme candidat aux élections législatives de 2018, dans la circonscription électorale de Bolomba, province de l’Equateur De ce fait, ce candidat ne pouvait plus compter comme personnalité indépendante de la Société civile.

11. Le Président de la réunion a alors demandé aux chefs des confessions de se prononcer sur les deux candidats restants par un vote à main lévée. A l’issue de ce vote, Ronsard Malonda a obtenu six voix sur huit et Eale Bosela, deux voix.

12. Par la suite, le Cardinal Président de la séance a ramené le candidat de la CENCO retiré auparavant pour le même exercice. Etant donné la description du profil faite au moment du retrait (Cfr. Point 9), la candidature a été rejetée par vote à main levées où elle n’a obtenu que deux voix sur huit.

13. Ainsi, le candidat Ronsard Malonda Ngimbi qui a obtenu six voix est resté seul en lice. Tirant les conséquences de ce fait, les six chefs de confessions religieuses l’ont désigné comme leur délégué commun à la CENI, et ce, conformément à la Charte des confessions religieuses, spécialement en son article 17 qui stipule : « En toute chose, les chefs des confessions religieuses recherchent de bonne foi le consensus comme mode de prise de décision par excellence. A défaut du consensus, ils font recours à un vote transparent conformément aux valeurs affirmées à l’article 8. En cas de vote, chaque confession religieuse exprime une seule voix. Le membre observateur ne participe pas au vote.

14. De cette restitution des faits, l’opinion retiendra qu’en aucun moment des échanges, il n’a été question des rumeurs de corruption évoquées aujourd’hui par certain chefs des confessions religieuses pour jeter gratuitement le discrédit et l’opprobre sur leurs pairs. Ce qui est indigne des hommes de Dieu.

15. Par ailleurs, les chefs des confessions religieuses dénoncent le matraquage politique et des menaces dont ils sont victimes et le lynchage médiatique dont ils font l’objet et se remettent aux autorités du pays pour leur sécurité.

16.    En cette période difficile que traverse notre pays, les chefs des confessions religieuses appellent les leaders politiques et sociaux à plus de responsabilité et à garder un esprit d’écoute. Au peuple de Dieu de demeurer dans la prière et la communion fraternelle.

17. Que Dieu bénisse le peuple congolais et soutienne ses dirigeants.

Fait à Kinshasa, le 12 juin 2020

Les Chefs des confessions religieuses.

Communauté islamique;

Eglise Kimbanguiste;

Union des Eglise Indépendantes du Congo;

Eglise du Réveil du Congo;

Eglise Orthodoxe;

Armée du Salut.

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