Statut des anciens Présidents de la RDC : mise en place d’une commission spéciale au Sénat

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senat-congo-kinshasa-rdcUne proposition de loi portant « Statut des anciens de la République » est en souffrance dans le paquet des matières retenues pour la présente session du Sénat. Afin d’en accélérer certainement l’examen, le président du bureau de cette institution, Léon Kengo Wa Dondo, a signé, en date du 08 décembre 2015, la décision n°169/CAB/PDT/SENAT/MKS/FM/2015 portant mise en place d’une Commission spéciale Chargée de son toilettage avant sa discussion en plénière.

Les sénateurs appelés à y siéger sont : 1. Kongo Budina Nzau (président) ; 2. Joli Eseng’Ekeli (vice-président) ; 3. Nkole Tshimuanga (Rapporteur) ; 4. Engunda Litumba (Rapporteur Adjoint) ; 5. Nkoy Mafuta (membre) ; 6. Mutinga Mutuishayi (membre)

  1. Kabamba Fataki (membre) ; 8. Mokonda Bonza (membre) ; 9. She Okitundu (membre) ; 10. Nyarugabo (membre) ; 11. Lola Kisanga (membre).

Les observateurs saluent l’initiative et souhaitent que cette Commission spéciale fasse diligence afin que le texte en question soit examiné et adopté en urgence par les Sénateurs avant la clôture de la session en cours, prévue pour ce mardi 15 décembre. La clarification du « Statut des anciens Présidents de la République » aura, on l’espère, le mérite de sécuriser ceux qui, dans un futur proche et lointain, auraient le privilège d’assumer la lourde charge de présider aux destinées du pays.

Du coup, la peur de quitter la fonction présidentielle, pour un saut dans l’inconnu, au terme de deux mandats, pourrait quitter les esprits. Ainsi, l’alternance démocratique tant souhaitée au sommet de l’Etat devrait, en principe, ne plus poser problème à ceux qui seraient appelés à jeter l’éponge, après une défaite électorale aux urnes ou à partir, après avoir épuisé leur quota en termes de mandats.

         On présume qu’en plus des garanties financières (indemnités de sortie et rente de survie), ce texte de loi va prévoir des dispositions sécuritaires requises pour les anciens Présidents de la République (garde rapprochée), leurs immunités, leur logement, leur transport, leur prise en charge médicale et celle de leurs familles (épouse et enfants mineurs), leurs vacances, leurs loisirs, etc. Bref, le législateur devrait faire en sorte qu’un ancien Chef de l’Etat congolais ne puisse se retrouver, du jour au lendemain, en prison à cause des règlements des comptes ou dans la précarité financière.

         On ose croire qu’avec un statut clair et rassurant, les compatriotes qui seraient appelés à  exercer, dans les mois et années à venir, la fonction de Chef de l’Etat en RDC, n’auraient plus de raison de s’accrocher au pouvoir. Ainsi donc, en lieu et place d’un deal verbal, comme c’était le cas entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba, avant le second tour de l’élection présidentielle, en 2006, tout ancien Président de la République dans notre pays bénéficiera, d’ici peu, de la protection légale du législateur lui-même.

                            Kimp

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