SONAS : une lettre de l’Intersyndicale au Président de la République pour recadrer les choses

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Après l’agitation des agents de la Société Nationale d’Assurances
(SONAS) suite à leur instrumentalisation par des ex-employés de cette
entreprise, qui se sont rangés derrière le ‘’RAS’’, un syndicat qui a
cessé de fonctionner depuis belle lurette au sein de la Sonas, c’est
la prise de conscience chez les «grévistes». Les agents eux-mêmes ont
constaté que ce syndicat menait des actions en leur défaveur, à savoir
 les inciter à la haine, au refus du travail, à l’entêtement, voire
aux  conflits entre eux, etc.
            C’est suite à ce comportement irresponsable que lors des
dernières élections, ledit syndicat était sanctionné, puisque chaque
agent et cadre de la Sonas voulaient voir en face un syndicat
exemplaire, qui devait jouer un rôle catalyseur, défenseur de leurs
intérêts et non un groupe d’individus dont la mission principale était
de nuire aux intérêts de toute la communauté et de la société d’une
part, et, créer un mauvais climat de travail d’autre part.
          Il sied de noter que l’Intersyndicale de la Sonas, saisie de
la situation prpvoquée par «RAS», vient d’écrire au Président de la
République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour lui en expliquer
les tenants et aboutissants. Il lui revient de diligenter, s’il le
faut, une enquête, pour une appréciation correcte des faits.

Kinshasa, le 29 janvier 2019

A Son Excellence Monsieur le Président de la République
(Avec nos hommges déférents)
à Kinshasa

Son Excellence Monsieur le Président,

Concerne : Mémorandum du Syndicat RAS

        Nous sommes en possession du mémorandum vous adressé en date du 26
janvier 2019 par le Syndicat mieux identifié, lequel a été publié dans
les réseaux sociaux.
        Dans le souci d’éclairer votre excellence, nous avons l’honneur de
venir par la présente porter à votre connaissance que les activités de
ce syndicat ont été suspendues à la Sonas par l’arrêté ministériel
n°003/CAB/MIN/EPS du 26 janvier 2012  pris par le ministre en charge
de l’Emploi, Travail et Prévoyance Social. Pour ce faire, ce syndicat
n’est pas habilité à poser une quelconque revendication
professionnelle pour le compte des travailleurs de la Sonas.
Quant aux agents qui seraient licenciés abusivement, il nous revient
de signifier à votre bonne attention que l’université chrétienne
Cardinal Malula a déclaré par sa lettre n°UCC/M/SG/ CC/06/79/2014 du
22/05/2014 que Madame Kayenga Nyota était détentrice nd’un faux titre
académique présenté à l’engagement. Tandis que Monsieur Bamanayi
Kambala était licencié en date du 1er septembre 2015 pour refus de
répondre son lieu d’affectation à l’Agence de Tshikapa.
        En ce qui concerne les allégations non fondées sur les arriérés de
salaire, il y a lieu de souligner que la situation remonte à l’époque
du Directeur général Herman Mbonyo Lihumba. Ce dernier a eu à
embaucher plus de quatre cent cinquante nouvelles unités, sans tenir
compte de la capacité financière de l’entreprise : accumulation de ce
fait des arriérés de salaire importants. A ce jour, la situation
évolue positivement et ces arriétés sont payés de manière progressive
suivant les recettes disponibles.

La grève ainsi annoncée dans la lettre du Syndicat RAS n’engage pas
l’intersyndicale de la Sonas, encore moins la Délégation Syndicale de
cette entreprise. Il y a donc lieu de la considérer comme un mouvement
insurrectionnel par les gens qui n’ont ni titre, ni qualité mais juste
pour perturber l’ordre public.
        Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président, l’expression de
notre haute considération.

POUR L’INTERSYNDICALE
Anatole Mwanza Odie
Président
Roger Bayama Mafuta
Secrétaire

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