Situation sécuritaire en RDC : la Monusco  partage les inquiétudes du Congrès américain

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r56a4821Au cours de son point de presse hebdomadaire du mercredi 30 novembre 2016, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en RDC (MONUSCO) a joint sa voix au cri d’alarme lancé par Thomas Perriello, envoyé spécial des USA dans la région des Grands Lacs, devant la commission des Droits de l’Homme du Congrès américain mardi dernier,
sur la situation sécuritaire en RDC.

«Je pense que l’appel de monsieur Thomas Perriello n’est rien d’autre que l’expression de notre crainte à tous, en tout  cas, d’une préoccupation relative à ces tensions qui prévalent aujourd’hui entre tous les acteurs politiques et que tout le monde aujourd’hui
s’investit à décrisper, notamment la CENCO, encore une fois que je loue au passage pour les efforts qui sont actuellement menés dans le cadre de la réconciliation et de la création d’un espace politique qui puisse permettre à tout le monde de s’exprimer de la manière la plus libre », a affirmé Félix Prosper Basse, porte-parole de la Monusco,
répondant à la question lui adressée sur ce qu’envisage la Monusco pour la décrispation du climat politique actuel au regard de ce qui se dessine à l’horizon, s’agissant de la date du 19 décembre.

Répondant toujours à cette question, Félix Prosper Basse a noté que la Monusco n’avait pas de solution toute faite sortie des laboratoires onusiens ou concoctée en interne. Cette question, a-t-il indiqué, interpelle tout le monde et ce n’est pas à la Monusco que revient d’apporter la solution. Il a affirmé par ailleurs que la Monusco, dans le cadre de l’exécution ou de la mise en œuvre de sa mission telle que recommandée par la résolution 2277, s’active tous les jours, à l’exemple notamment des démarches menées par le représentant spécial du secrétaire général des NU, de la délégation des 15 membres du conseil de sécurité en visite récemment à Kinshasa et aussi d’autres
partenaires de la RDC, à sonner l’alarme et à interpeller les acteurs politiques congolais parce c’est d’eux qu’il s’agit. Une
interpellation, selon Félix Basse, les exhortant à prendre en compte
qu’un et un seul intérêt, celui du peuple congolais et de la Nation
congolaise.
Le porte-parole de la Monusco a également répondu à plusieurs autres
questions liées à l’actualité congolaise. Entre autre, celle soulevée
par un journaliste de Kinshasa, sur la part de responsabilité de la
Monusco, dans l’échec du dialogue de l’UA  étant donné, selon lui, que
la crise persiste.
Le porte-parole de la Monusco a répondu pour sa part qu’il ne pensait
pas qu’il s’agisse d’un échec, de surcroît de la Monusco, étant donné
qu’il s’observe aujourd’hui, une mise en œuvre graduelle de l’accord
découlant du dialogue et dont les conclusions ont été décidées par les
Congolais eux-mêmes et non la Monusco. Félix Prosper Basse a rappelé
que la Monusco n’est pas impliquée dans le dialogue mais qu’elle a
plutôt, tout au long du processus du dialogue, soutenu le
facilitataire Edem Kodjo en lui fournissant toute l’assistance
nécessaire en terme technique et logistique pour qu’il puisse mener à
bien sa mission. Et sur un autre plan, a-t-il renchéri, dans le cadre
de sa mission suivant la résolution 2277 recommandant au représentant
spécial d’offrir ses bons offices, la Monusco s’est également inscrite
dans cette voie comme la CENCO et les autres partenaires de la RDC,
pour appeler tous les Congolais à s’asseoir autour d’une table et à
discuter. Indiquant toujours que la voix royale était celle du
dialogue.
Myriam Iragi

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