Shadary et consorts toujours sur la liste noire de l’UE

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Ramazani Shadari de la majorité présidentielle, lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 15/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Ramazani Shadari de la majorité présidentielle, lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 15/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le Conseil des ministres de l’Union Européenne a décidé, au terme de sa réunion d’hier lundi 10 décembre 2018 à Bruxelles, de reconduire, pour 12 mois supplémentaires, ses sanctions ciblées contre quatorze personnalités congolaises jugées coupables, depuis 2016, de violations répétitives des droits humains, de perturbation du processus électoral
voire de velléités de son blocage. Par conséquent, elles sont notamment frappées du gel de leurs avoirs dans les banques occidentales et privées de visas.

Cette liste noire comprend, outre Emmanuel Ramazani, candidat du FCC
(Front Commun pour le Congo) à la présidentielle, Ilunga Kampete
(FARDC), Gabriel Amisi Kumba (FARDC), Ferdinand Ilunga Luyoyo (PNC),
Célestin Kanyama (PNC), John Numbi (PNC), Roger Kibelisa (ANR),
Delphin Kaimbi (Demiap), Evariste Boshab (ancien ministre de
l’Intérieur et de la Sécurité), Alex Kande Mupompa (ancien gouverneur
du Kasaï Central), Jean-Claude Kazembe Musonda (ancien gouverneur du
Haut-Katanga), Lambert Mende (ministre de la Communication et Médias),
Eric Ruhorimbere (FARDC). Kalev Mutond (ANR).
En réaction à cette mesure, Kikaya Bin Karubi, chef du collège des
conseillers diplomatiques du Chef de l’Etat, l’a qualifiée d’injuste,
d’abord parce qu’elle est fondée sur des accusations ficelées par des
organisations non gouvernementales et ensuite parce que les
personnalités incriminées n’ont jamais été invitées à présenter leurs
moyens de défense. Banalisant leur portée, il a fait savoir que les
intéressées ont le loisir de choisir des destinations autres que
l’espace européen et nord-américain pour leurs voyages à l’étranger.
S’agissant du cas particulier de Ramazani Shadary, il a relevé que
l’Union Européenne risque d’être prise à son propre piège. Car s’il
était élu président de la République le 23 décembre, les ambassadeurs
des pays membres de cette institution seraient bien obligés de lui
présenter leurs lettres de créance, en sa qualité de nouveau Chef de
l’Etat de la RDC.
Kimp

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