Sesanga signe et persiste : l’élection présidentielle toujours possible en décembre 2017

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Le pavé jeté par le président de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) et se fondant sur l’idée d’organiser les élections 504 jours après la fin de l’enrôlement, n’arrête pas de soulever des vagues. La dernière réaction en date est celle de
l’Alternance pour la République (AR).

Lors d’une matinée politique organisée par cette plateforme électorale au siège de l’Envol, le samedi 14 octobre 2017, son coordonateur, Delly Sesanga, a dénoncé le nouveau « glissement » planifié par le président de la centrale électorale, accusé d’être de connivence avec le pouvoir en place.

Il en a appelé à la mobilisation générale des structures de l’AR pour imposer un nouvel ordre politique en République Démocratique du Congo, en résistant à l’oppression et à la dictature qui sont en train de s’y installer.

Sesanga a accusé la centrale électorale d’avoir mis en place une
stratégie de nature à conduire le pays à l’implosion à l’échéance du
31 décembre 2017, délai butoir pour la tenue des élections
présidentielle, législatives nationales et provinciales.
Le coordonateur de l’Alternance pour la République a fait état du
lancement imminent du mot d’ordre en rapport avec la désobéissance
civile qui, a-t-il rappelé, est un droit constitutionnel.
« Toute institution qui viole la constitution ne doit pas  être
respectée et les citoyens doivent faire valoir ce droit », a lâché
Delly Sesanga, avant de souligner que l’Accord de la CENCO (Conférence
Episcopale Nationale du Congo), avait une durée de douze mois et
qu’au-delà du 31 décembre 2017, aucune institution de la République
n’aurait plus de légitimité, ni constitutionnelle, ni conventionnelle,
pour assurer la gestion du pays.
Le président de l’ENVOL a fustigé l’agenda caché de Corneille Nangaa,
président de la CENI, de préparer le lit   d’un referendum dans son
plan de glissement de 504 jours.
Concernant la possibilité de reporter l’organisation des élections
au-delà du délai fixé par l’Accord du 31 décembre 2017, Delly Sesanga
a tenu à lever l’équivoque.
En sa qualité de négociateur du compromis politique du Centre
Interdiocésain pour le compte du Rassemblement, le coordonateur de
l’ENVOL a précisé qu’il était pas dit dans ce texte qu’on pouvait
prolonger la période de transition ad vitam aeternam et renvoyer les
élections aux calendes grecques.
Il a fait remarquer que suite aux divergences entre parties prenantes
au sujet des séquences électorales, l’Accord avait prévu la
possibilité de prolonger le délai d’une année mais on devait préciser
l’élection à privilégier pour assurer l’alternance politique au sommet
de l’Etat.
«Nous continuons à considérer que l’élection présidentielle devrait
être privilégiée par rapport aux autres élections », a-t-il souligné,
relevant au passage qu’il était encore techniquement possible
d’organiser prioritairement le scrutin présidentiel d’ici le 31
décembre 2017. Pour y parvenir, l’unique recette demeure la volonté
politique.
ERIC WEMBA

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