Sept ministres ont défilé hier devant les députés

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Sur les douze membres du gouvernement attendus, sept étaient présents au rendez-vous pris avec la Représentation nationale. Parmi ceux qui ont répondu, on compte les ministres de la Communication et Médias, des Finances, du Budget, de l’Environnement, des Affaires foncières, de la Recherche scientifique, ainsi que celui des Relations avec le Parlement.

 Dans le box des absents, il y avait les ministres de la Justice et des Droits humains, des Affaires sociales, de la Fonction publique, etc.

 Il sied de rappeler que ces membres du gouvernement étaient venus répondre le mercredi 27 avril  aux questions de l’Assemblée nationale dans le cadre du contrôle parlementaire à travers des questions orales avec débat.
 Ils avaient pour la première essayé d’apporter la lumière à la religion des députés sur des questions leur adressées par le truchement du bureau de l’Assemblée nationale.
 Et il est de coutume, après l’exposé des membres du gouvernement, un débat général soit ouvert au cours duquel les élus peuvent soit enrichir leurs questions posées par écrit, soit en poser d’autres en rapport avec le sujet.

Mende plaide non coupable

 Premier à monter à la tribune de la chambre basse, le ministre de la Communication et Médias a essayé de clarifier sur des zones d’ombre soulevées autrefois par les députés. Il s’agit notamment de l’utilisation du héros national P.E. Lumumba dans la publicité de la bière, du passage à l’antenne aux heures non réglementaires de la publicité de la bière, etc.
 Que fait la commission de censure pour laisser passer de telles choses ?  Lambert Mende a expliqué qu’il ne préside pas la commission de censure, même s’il y en est membre. C’est son collègue de la Justice qui la préside.

Matata promet l’exécution du Budget 2011 pour bientôt

 Deuxième à prendre la parole, le ministre des Finances a dit avoir regroupé les préoccupations des députés en deux catégories, à savoir : le litige qui oppose la Sonas (société nationale d’assurances) à l’ACA et l’exécution du Budget de l’Etat 2011.
 Au premier point, le ministre Matata Mponyo a renseigné que le gouvernement préfère un règlement à l’amiable, bien qu’un jugement ait déjà été rendu sur le dossier. Le jugement exigeait la réhabilitation de l’ACA en qualité de courtier et imposait qu’on lui paie des indemnités pour des dommages subis.
 Quant à l’exécution du Budget 2011, il a révélé qu’il venait de déposer les différents tableaux y afférents.
 Il a aussi parlé de la rétrocession des recettes à caractère national aux provinces et aux ETD (entités territoriales décentralisées) pour les exercices 2009 et 2010, en avançant le chiffre global pour chaque exercice. Soit plus de 133 milliards de Francs congolais pour l’ensemble de la rétrocession en 2009, et plus de 144 milliards de Fc en 2010.
 Concernant le paiement de la dette publique, il a indiqué qu’un montant est déjà décaissé pour servir à cette fin. De même, il indiqué que des dispositions ont été prises pour qu’il n’ait plus de rupture des stocks y imprimés de valeur.
 
Ntahwa : le prof d’université touche 2.274 $US

 A son tour, le ministre du Budget a d’abord synthétisé les préoccupations des députés autour de la retenue des 40% aux provinces et aux ETD particulièrement en ce qui concerne les recettes pétrolières dues à la province du Bas-Congo, de la rémunération des fonctionnaires et la mécanisation des nouvelles unités, de la rémunération des professeurs d’université.
 En 2010, la part du Bas-Congo s’élevait à quelque 110 milliards de Fc. Ce qui plaçait la province, avec Kinshasa et Katanga, parmi les plus riches du pays.
 Concernant la politique salariale et la mécanisation des agents de l’Etat, il a dit que le gouvernement venait de mécaniser les nouvelles unités dans les secteurs ci-après : EPSP : 62.200 agents, Santé : 1.500 agents, ESU : 1.000 agents, Magistrats : plus de 1.600 agents, Infrastructures, etc.
 Pour ce qui est de la rémunération des profs d’université, le traitement des enseignants de l’ESU (Enseignement supérieur et universitaire) a connu une véritable ascension. De quelque 330.000 Fc en mars 2010, le prof d’université est passé à plus d’un million de Fc en octobre  (soit un équivalent de 1.774$US dollars), avant d’atteindre 2.274$US en mars 2011.

Endundo : bientôt des sanctions à l’endroit des pollueurs

 Le ministre de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme, José Endundo Bononge s’est expliqué au au sujet des déchets toxiques enfuis à Kinseki dans le Bas-Congo, la sort réservé aux pollueurs de l’Environnement, etc.
 Concernant les déchets toxiques, il a dit craindre d’empirer la situation si  le ministère prenait le risque de le faire avec des firmes non expérimentées, aussi longtemps qu’à ce jour il n’y a pas de sociétés spécialisées en la matière.
 S’agissant des  sociétés qui polluent l’environnement, des sanctions seront bientôt prises à leur égard. Ce, après maints rappels à l’ordre sans résultats.
 Dans ce cadre, on trouve des entreprises qui oeuvrent  dans les mines au Katanga à l’instar de CHEMAF et tant d’autres.

Maj Kisimba : on ne peut jamais délivrer des certificats aux locataires

 Quid de l’établissement des titres de propriétaire et de l’indemnisation des victimes, de la spoliation des immeubles et terrains de l’Etat…ce sont des sujets sur lesquels les députés ont  focalisé leurs inventions. Le travail est en cours pour établir des titres infalsifiables.
 A la question liée à l’indemnisation, il a dit que la liste de victimes et le montant à leur payer sont déjà arrêtés.
 En ce qui concerne la spoliation des Athénées des la gare et de la Gombe, Maj Kisimba rassure qu’il ne sera jamais question de délivrer des certificats aux locataires. Tout comme le cimetière de Kasa-Vubu ne sera pas loti. L’espace servira plutôt de terrain pour l’évacuation momentanée des déchets issus des travaux de construction de l’hôpital du Cinquantenaire.

Bokole : «Ce qui est arrivé au Japon peut se produire chez nous, mais…»

 Le ministre de la Recherche scientifique, Jean pierre Bokole Ompoka s’est appesanti dans son intervention sur l’actualité liée aux conséquences de la destruction du centre nucléaire japonais Fukushima, en rapport avec la dégradation du centre national nucléaire de Kinshasa.
 Il a fait savoir que le centre nucléaire de Kinshasa n’est pas un réacteur de puissance, plutôt de recherche, mais contrairement au centre de Fukushima dont l’objectif était de produire de l’énergie, avec 24 réacteurs.
 Face au danger dû à l’arrêt du réacteur Triga II et aux menaces des érosions sur le site où il est érigé, le ministre a reconnu que le danger est prévisible. Cependant, il a minimisé les dégâts par  rapport au Japon.
 « Ce qui est arrivé au Japon peut se produire chez nous, mais, avec une ampleur réduite », a-t-il déclaré.
 Le danger s’observe également du côté des volcans Nirangongo et Nyamulagira de Goma, dans la province du Nord-Kivu. Plus de 300.000 dollars ont été alloués, par le gouvernement, au centre de recherche volcanologique de Goma en vue de prévenir un éventuel sinistre.
 Quant aux deux millions de dollars pour lutter contre les érosions qui menacent le site du centre nucléaire de Kinshasa, J.P Bokole renseigne que des experts sont à pied d’œuvre. En attendant leur rapport et sur instruction du Premier ministre, il travaille avec son collègue du Budget pour le décaissement dudit montant.

Richerd Muyej : « l’application des résolutions n’est pas zéro »

 Enfin, c’est le ministre en Relations avec le Parlement qui a clôturé la longue « comparution » des membres du gouvernement.
 Il s’est livré, pour sa part, à faire le pourcentage du nombre de résolutions déjà appliquées, celles en voie de l’être, ainsi que celles qui ne le sont pas encore. Il a réfuté, à l’occasion, les accusations des députés selon lesquelles le niveau d’application des résolutions de l’Assemblée nationale au gouvernement est zéro.

Dom

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