Selon la Monusco : l’arrestation de Bosco Ntaganda est de la responsabilité du gouvernement

0
62

 « La Monusco n’a pas pour mandat d’arrêter Bosco Ntaganda, mais elle peut soutenir le gouvernement congolais pour son arrestation et son transfert », a déclaré hier, lors de la conférence de presse hebdomadaire des Nations Unies, Touré Penangnini, porte- parole intérimaire de la mission onusienne. Le porte- parole militaire a tenu à préciser que la CPI traite avec les Etats.
C’est la réponse réservée à la presse sur la question relative à l’arrestation de ce général depuis que son chef Thomas Lubanga a été reconnu coupable par la Cour pénale internationale (CPI) d’enrôlement des enfants soldats. Et aussi surtout à cause des bruits des bottes que l’on entend ces derniers temps à l’Est de la Rd Congo.

En introduction, le porte- parole intérimaire a signalé que le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Rd Congo, Roger Meece, a séjourné le lundi 9 avril 2012 au Nord- Kivu pour assurer le suivi des opérations conjointes entre la Monusco et les FARDC.
Parlant de l’affaire Bosco Tanganda, le représentant spécial a dit que « Tanganda constituait, depuis longtemps, une menace pour la sécurité des populations de la région ; il doit répondre devant la CPI ».

S’agissant de son arrestation, le représentant spécial estime que « toute personne recherchée par la CPI doit être traduite sûrement en justice, car il est important de préserver la sécurité, l’autorité de l’Etat, des institutions, des FARDC et autres… ».

 Roger Meece a par ailleurs conseillé à tous les hommes des troupes qui pensent s’allier à Bosco Tanganda ou déserter leurs postes de ne pas le faire et de reprendre leurs places, comme soldats ou autres…au sein des FARDC. Le porte-parole militaire a signalé qu’il a été rapporté des défections au sein des FARDC d’anciens éléments du Congrès national de la défense du peuple (CNDP), dans les territoires de Rutshuru, Masisi, Lubero
Le mandat d’arrêt lancé par la CPI à l’encontre de Bosco Tanganda a certainement mis dans tous leurs états les alliés militaires de cet officier. Ces derniers seraient probablement à la base de l’insécurité grandissante dans la province du Nord- Kivu, où d’ailleurs a séjourné Joseph Kabila.

En ce qui concerne la situation militaire dans la province du Nord- Kivu, le porte- parole militaire de la mission, le lieutenant- colonel Félix Prosper Basse, a indiqué que la situation sécuritaire très volatile, a été marquée par de vives tensions au sein des forces de sécurité gouvernementales, la diminution significative des activités des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), et la poursuite de la lutte contre les rebelles de l’Alliance des Forces démocratiques (ADF). A cet effet, les FARDC, à travers l’opération conjointe « Radi Strike », ont mené des patrouilles intensives dans les zones avoisinant leurs objectifs intermédiaires, en vue de surveiller les mouvements des combattants ADF.

Par ailleurs, à une question consistant à comprendre comment les bulletins de vote se trouvaient entre les mains des membres des partis politiques d’une certaine obédience avant, pendant et après le vote du 28 novembre, alors que c’est la Monusco qui était chargée de les dispatcher, le porte- parole intérimaire a déclaré qu’il allait se référer à la hiérarchie. Cette situation a été dénoncée tant par la presse que par la société civile et les différentes missions d’observation électorale.

Jean- René Bompolonga

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

*