Selembao dans la spirale de l’insécurité

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Qu’est-ce qui est à l’origine de l’insécurité qui bat son plein dans certains quartiers de la commune de Selembao ? Car il ne se passe plus un  jour sans que l’on découvre soit des corps en putréfaction fort avancée, soit des victimes, tous âges et sexes confondus, blessées gravement ou violées. Le plus curieux, est que ces actes de violence gratuite se produisent dans les quartiers périphériques de la Prison Centrale de Makala, qui constitue pourtant l’un des lieux supposés bénéficier d’un corridor sécuritaire renforcé pour contrôler les allées et venues tant des parents, amis et connaissances que des pensionnaires de cet établissement.

Dans la nuit du lundi à mardi, quatre familles ont été victimes d’actes de vandalisme et de barbarie inimaginables. Des hommes en tenues militaires et en armes se sont présentés vers 2 heures du matin devant la porte d’entrée de la maison située sur l’avenue Wamba où habite la famille de Laurent Okito, ont confisqué proférant des menaces de mort sur sa personne au cas où il n’ouvrait pas la porte. L’infortuné venait de rentrer de son travail en ville où il exerce dans un hôtel de luxe en qualité  de responsable-adjoint du restaurant. Craignant pour la vie de ses enfants et de son épouse, le pauvre obtempéra dès lors qu’aucun voisin n’a répondu à ses appels au secours.

Une fois dans la maison, ces malfrats se sont mis à arracher d’abord tous les appareils de téléphonie cellulaire avant de réclamer les bijoux de l’épouse et de ses filles. Tremblant de peur comme une feuille morte, Mme Okito est rentrée dans sa chambre à coucher pour ressortir avec un coffret contenant tous ses bijoux ainsi que ceux de ses deux filles encore sur les bancs de l’université. Estimant que le chef de cette famille cachait de l’argent liquide et pour le contraindre à livrer sa fortune cachée, ces bandits à main armée ont sauté brusquement sur l’une de deux filles et se mirent à la violer devant ses parents et frères. Comme la victime n’avait rien libéré, ils se sont rabattus sur la cadette des deux filles avant de faire subir à leur maman le même calvaire. Après avoir assouvi leurs bas-instincts, ils ont confisqué les clés de la voiture de marque Mitsubishi lancer dans laquelle ils ont entassé leur butin avant de prendre le large.

Probablement au même moment, a indiqué au Phare le capitaine de la Police, un autre groupe des bandits est parvenu à se saisir d’un chef de famille habitant sur une avenue voisine parallèle en l’obligeant de les conduire jusque chez lui où ils se livrés à un pillage systématique : appareils de téléphonie cellulaire, bijoux, appareils électroménagers, habits et argent en liquide ont été arrachés et déposés dans la voiture de l’infortuné avant de prendre la fuite. Ici, ces malfrats ne se sont pas livrés au viol mais ils ont dépouillé sérieusement cette famille de Albert Muzamba.

Toujours selon ce capitaine de la Police locale, une troisième  bande a opéré plus loin vers la rivière Makelele. Utilisant le même modus opérandi. Face à la résistance opposée par le père de la famille répondant au nom de Constantin Wamba, les membres de ce groupe l’ont d’abord frappé violemment, puis ligoté avant de se livrer au viol de son épouse, sa vieille mère et ses deux garçons encore mineurs. Comme d’habitude, aucun voisin n’a osé voler au secours  de cette famille malgré les cris stridents des enfants et leurs parents. Tout a été emporté et très fâchés car déçus par la modicité du butin, ces malfrats ont détruit certains appareils électroménagers, notamment le vieux frigo, la cuisinière, la vaisselle, les matelas, les lits et les armoires.

Toujours selon cet officier de la police Locale, un autre groupe des malfrats s’étaient introduits dans un dépôt des vivres frais où ils ont dépouillé les deux agents qui faisaient la garde. Toutes les recettes de la journée estimées à la coquette somme de cinq mille dollars Us ont été emportées. Comme toujours, aucun voisin n’a osé voler au secours malgré les bruits et les cris lancés par les deux agents de garde.

Ce genre des scènes se produisent au moins deux à trois fois par semaine sans que les autorités de la police n’aient songé à renforcer la sécurité des personnes et leurs biens dans ce périmètre situé non loin de la prison centrale. Que de fois des habitants de ce coin n’ont-ils pas été pris en otage pour permettre aux malfrats d’opérer sans gêne dans ce quartier !                                                     Castro                            

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