Sécurité et gratuité de l’enseignement: une priorité pour Syeco

0
105

Tout le pays est dans l’attente du discours présidentiel qui doit officiellement donner les conclusions du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, tirées de ses dernières consultations. Parmi les catégories socioprofessionnelles qui ont beaucoup à attendre de l’adresse du Président de la République, figure celle des enseignants. Ils y ont placé l’essentiel de leurs espoirs pour l’amélioration de leurs conditions de travail et surtout pour la réussite de la politique de la gratuité de l’enseignement de base dont il est l’auteur. A ce sujet, Cécile Tshiyombo, secrétaire générale du Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO) est catégorique. S’adressant à notre rédaction, elle a soutenu que la sécurité et la paix demeurent une condition incontournable pour appliquer la gratuité de l’enseignement et jouir de ses avantages.

            C’est ainsi que les enseignants, à travers leur syndicat, attendent de pieds fermes la future adresse du Président de la République qui va annoncer des mesures tirées des consultations qu’il a bien voulu organiser pour clarifier la gestion du pays. Ils souhaitent que le Chef de l’Etat affirme haut et fort – la répétition est la mère des sciences – l’irrévocabilité de la gratuité de l’enseignement ; une politique qui donne à chaque enfant congolais la chance de bien servir son pays et sa famille dans l’avenir. En outre, elle souhaite qu’un accent particulier soit mis sur la nécessité de sauvegarder la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire national, garantie d’une bonne applicabilité de la gratuité de l’enseignement. Pour bien étudier, nos élèves ont besoin de cette sécurité que les enseignants attendent du Chef de l’Etat et sont disposés à dénoncer tout contrevenant.

Des obstacles à dénoncer et à combattre

            Toutefois, elle se dit consciente des pesanteurs qui pèsent sur l’application de cette politique de la gratuité, car dans le passé, nombre de personnes en tiraient des substantielles ressources. Parmi elles figurent les confessions religieuses, dont les catholiques, qui ne veulent plus en démordre. En outre, elle souhaite qu’officiellement, la confusion soit levée sur l’appartenance des écoles conventionnées à l’Etat congolais pour que les églises comprennent que les enseignants de ces écoles bénéficient des mêmes conditions salariales et de sécurité sociale (soins de santé à la MESP) que tous les enseignants qui travaillent dans les écoles gérées indirectement par l’Etat (ou écoles non conventionnées).

            Dès lors, il n’est pas question de soumettre les parents d’élèves d’écoles conventionnées à des pratiques rétrogrades de « de prise en charge des frais de motivation des enseignants ». Frais supprimés officiellement et même de facto parce que le gouvernement a accepté et a même commencé à prendre ses responsabilités en payant un salaire acceptable à chaque enseignant à travers le premier palier et promis le 2ème et même 3ème palier de salaire progressivement. Dès lors, les syndicats et partenaires éducatifs doivent obliger le gouvernement à honorer ses engagement, et non retourner chez les parents d’élèves quémander les salaires des enseignants avec des intentions d’en tirer soi-même plus de profit que les prétendus bénéficiaires. 

RSK

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •