Sécurité alimentaire : une étude préconise plus d’opportunités pour les femmes

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La chargée du système d’information et de sécurité alimentaire ainsi que des questions transversales de la FAO, Mme Tiphaine Bueke, a plaidé pour l’octroi de plus d’opportunités économiques et sociales en faveur des femmes de la part des acteurs humanitaires.

       C’était le mardi 15 mars 2011 à la Maison de la Femme du ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant où elle avait animé une conférence sur « la charte du  genre » en se basant sur une étude initiée par la FAO, le PAM et 11 ONG nationales et internationales depuis avril 2010 dans la province du Nord- Kivu.
       Cette étude constitue une analyse participative avec les communautés et cherche à comprendre quelle est la division des tâches entre les hommes et les femmes et comment chacune et chacun accède et possède les ressources et bénéfices liés à la production agricole.
       138 groupes de discussion séparés ont été animés avec 355 femmes et 295 portant sur les questions relatives à la terre, aux ressources, aux finances, en temps, à la formation et à la décision.

       Par exemple, en matière de temps de travail dans les milieux des paysans, l’étude révèle que les femmes passent 17 heures au travail par jour contre 7 pour les hommes. Et si la terre est cultivée par les deux conjoints, les hommes en en prennent possession systématique et exclusive. Il en est de même pour la maison. S’agissant des ressources du foyer, les femmes n’utilisent et ne contrôlent que celles qui ont une faible valeur telles que les casseroles, les mortiers et autre
tandis que le vélo ou le portable est pour l’homme.
       Cette analyse des inégalités dans l’utilisation, la prise de décision et la possession des ressources propres aux ménages démontre que malgré le fait que les femmes jouent un rôle central pour l’alimentation et les soins de la famille, leur statut social et économique est faible. Elles font face à un déficit d’accès à l’information et la formation, à la terre, au crédit et à la prise de décision.
       L’oratrice estime que pour être efficace et équitable, l’aide alimentaire doit prendre en compte les besoins différenciés des femmes et des hommes. Elle a plaidé pour le développement d’une charte de la bonne pratique consistant à demander aux acteurs humanitaires du secteur de systématiquement prendre en compte dans leurs réponses les rôles, les besoins, les capacités et les priorités de deux sexes.

Jean- René Bompolonga

 

 

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